Xavier Darcos lache du lest sur les Rased

EDUCATION Les syndicats annoncent que le ministre va diminuer de moitié le nombre de postes menacés...

Julien Ménielle

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Plusieurs centaines de lycéens opposés aux réformes du ministre de l'Education nationale Xavier Darcos ont manifesté mardi dans le calme devant trois lycées à Morteau (Doubs), Saint-Claude (Jura) et Dole (Jura), a-t-on appris auprès du rectorat et de la gendarmerie.

Plusieurs centaines de lycéens opposés aux réformes du ministre de l'Education nationale Xavier Darcos ont manifesté mardi dans le calme devant trois lycées à Morteau (Doubs), Saint-Claude (Jura) et Dole (Jura), a-t-on appris auprès du rectorat et de la gendarmerie. — Gerard Cerles AFP/Archives

Alors que les lycéens reprennent leur mouvement, Xavier Darcos semble disposer à lâcher du lest... sur les Rased. Selon les syndicats enseignants, sur les 3.000 postes de ces spécialistes des enfants en difficulté qui devaient être réaffectés dans des classes classiques, seuls 1.500 postes seront finalement concernés.

«Nous attendons d'avoir les précisions du ministère noir sur blanc, mais on nous a assuré oralement que 1.500 Rased seront rétablis dans leur mission», se réjouit Gilles Moindrot, secrétraire général du SNUipp-FSU. Pour le syndicaliste, contacté par 20minutes.fr, «c'est un geste important du ministère, mais il faut poursuivre le mouvement, car c'est la totalité des postes qui doit être sauvée».

Pas affectés dans des classes, mais dans des écoles

Actuellement, les 11.000 professeurs des écoles en Rased n'ont pas de classe à l'année, mais interviennent dans plusieurs écoles d'un secteur pendant le temps scolaire auprès d'élèves connaissant des problèmes d'apprentissage, d'adaptation à l'école ou de comportement.

Le budget 2009 tel qu'il a été voté en décembre prévoit de «sédentariser», c'est-à-dire de confier une classe à l'année, 3.000 enseignants Rased, ce qui équivaut à la suppression de 3.000 postes.

Dans un communiqué, le syndicat SE-Unsa précise que les 1.500 Rased «seront affectés dans les écoles en surnuméraire». Le ministère n'a, de son côté, pas confirmé l'information des syndicats, mais a seulement admis que les Rased pourraient être sédentarisés «soit dans une classe, soit dans une école».