Martine Aubry lance la PS Academy

POLITIQUE – Elue mardi soir nouvelle première secrétaire du PS, Martine Aubry a promis d'emblée un parti « rénové, rajeuni »...

Bastien Bonnefous

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Segolene  Royal, ex-presidential candidate (R) is greeted by Martine Aubry the new leader  of the socialist party at the party headquarters in Paris November 26, 2008.  Aubry, the brains behind France's 35-hour week, was confirmed as head of the  opposition Socialist party on Tuesday after the leftist group ratified the  results of a disputed leadership ballot.

Segolene Royal, ex-presidential candidate (R) is greeted by Martine Aubry the new leader of the socialist party at the party headquarters in Paris November 26, 2008. Aubry, the brains behind France's 35-hour week, was confirmed as head of the opposition Socialist party on Tuesday after the leftist group ratified the results of a disputed leadership ballot. — REUTERS/Charles Platiau (REUTERS)

Elue mardi soir nouvelle première secrétaire du PS, Martine Aubry a promis d'emblée un parti « rénové, rajeuni » et où la « parité absolue » régnera. Condamnée à surprendre, la patronne socialiste, soutenue par un attelage de courants anciens, doit présenter sa nouvelle équipe le 6 décembre. « Son secrétariat national ressemblera à celui que voulait faire Ségolène Royal », nous a confié hier un proche de la maire de Lille. C'est une conséquence inattendue de la défaite de la présidente de Poitou-Charentes : le score élevé réalisé par Royal donne les coudées franches à Aubry pour rénover contre les éléphants.

Hier, Aubry s'est déplacée au congrès de l'Association des maires de France, pour draguer les édiles socialistes. « J'ai besoin que vous travailliez avec moi, que vous m'apportiez vos idées », leur a-t-elle lancé, annonçant au passage la création d'un Conseil national des territoires. Elle pourrait aussi mettre sur pied une commission de la rénovation pour réfléchir sur les modes d'élection au PS ou encore les conditions d'adhésion.

Pour satisfaire le courant fabiusien, elle pourrait promouvoir de jeunes responsables, comme Guillaume Bachelay, la « plume » de Laurent Fabius, ou Fayçal Douhane, membre du conseil national. Côté strauss-kahnien, Christophe Borgel, élu du 93, et Laurent Baumel, Monsieur Etudes au PS, semblent incontournables. Comme le delanoïste Harlem Désir. Une place de choix sera réservée au troisième homme du vote militant, Benoît Hamon, et à ses proches, comme Razzy Hammadi. Reste à connaître le sort de Claude Bartolone et de Jean-Christophe Cambadélis, les leaders des courants Fabius et DSK. « Ils ne seront pas forcément sur la photo, mais tireront les ficelles en cuisine », pronostique un connaisseur. « Barto » jure en tout cas « ne pas en avoir parlé avec Martine », mais précise qu'il est « de la génération qui assure le chaînon entre nouveaux et anciens ».

 

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