La SNCF va «renforcer la surveillance de son réseau»

TRANSPORT La SNCF évoque un acte de malveillance...

Avec agence

— 

Un TGV Paris-Genève a percuté mercredi vers 09H30 un camion sur un passage à niveau à Tossiat (Ain), faisant un mort, le conducteur du poids lourd, et 25 blessés dont un grave, le conducteur du train.

Un TGV Paris-Genève a percuté mercredi vers 09H30 un camion sur un passage à niveau à Tossiat (Ain), faisant un mort, le conducteur du poids lourd, et 25 blessés dont un grave, le conducteur du train. — Martin Bureau AFP/archives

La série noire continue à la SNCF. Alors que le trafic TGV, Thalys et Eurostar a été totalement interrompu, samedi matin entre Paris et Lille, la SNCF dénonce quatre «actes de malveillance».

A chaque fois, des fers à bétons ont été placés sur des caténaires ont, au niveau  des installations situées dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne. La semaine dernière, le trafic TGV avait été perturbé à cause de tirs de fusil à hauteur de Marcoussis.

Nombreux retards

Le trafic des réseaux Nord, Est et Sud-Est, très perturbé durant toute la journée de samedi, a été rétabli en fin de soirée, a annoncé la SNCF dans un communiqué.

Sur l'ensemble du territoire les perturbations ont concerné environ 160 trains, avec des retards allant de 10 minutes à plus de quatre heures.

Sur la ligne Nord, la plus touchée, «environ 80 Thalys, Eurostar et TGV, transportant près de 20.000 voyageurs, ont été détournés sur ligne classique, subissant en général des retards de l’ordre d’une heure. Une trentaine de trains ont toutefois eu des retards de plus de deux heures», a précisé la SNCF. Trois TGV ont été bloqués, entraînant des retards de 4 heures pour l'un (Lille-Toulouse), 3h30 pour un autre (Lille-Irun) et 3 heures pour le dernier (Lille-Nice).

Sur la ligne Est, un train, bloqué, a subi un retard de 4h30 et une quarantaine d’autres ont été retardés de 30 minutes, tandis que trois TGV ont subi des retards de 1h30. Enfin, sur la ligne Sud-Est, une quarantaine de TGV ont subi des retards de 10 à 45 minutes.

Le réseau surveillé

Mais la SNCF ne compte pas en rester là. Son président, Guillaume Pépy, a annoncé lors du journal de 13h sur TF1 que l'entreprise allait «renforcer la surveillance du réseau». Et de souligner que «c'est la quatrième fois en trois semaines qu'on a des actes de malveillance, voire de sabotages sur les lignes à grande vitesse».

De son côté, le secrétaire général de la fédération des cheminots CGT, Didier Le Reste, juge que la SNCF ne peut pas «faire face seule» à des actes de malveillance répétés. «C'est quand même difficile d'avoir un contrôle en temps réel et en permanence de toutes les voie, a-t-il déclaré à l’AFP. La SNCF a bien entendu la responsabilité de la sécurité des voyageurs et des cheminots, mais si on veut une surveillance d'envergure, elle a bien sûr besoin du concours des forces de l'ordre.»

Un corps découvert sur les voies

La ligne SNCF Paris-Lille a cumulé les problèmes ce samedi. Aux avaries de matériel sest ajouté la découverte d'un corps sur les voies, samedi matin vers 10h, entre Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) et Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). L'enquête est conduite par le commissariat de Stains.

Mots-clés :