Poupées vaudou: débouté, Sarkozy fait appel

JUSTICE Le tribunal des référés de Paris avait invoqué la liberté d'expression et du droit à l'humour...

Bastien Bonnefous et Julien Ménielle

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Le sort de la poupée vaudou Nicolas Sarkozy, en sursis depuis que le président de la République a réclamé son interdiction devant la justice, doit être fixé ce mercredi par la juge des référés.

Le sort de la poupée vaudou Nicolas Sarkozy, en sursis depuis que le président de la République a réclamé son interdiction devant la justice, doit être fixé ce mercredi par la juge des référés. — Franck Fife AFP/Archives

Nicolas Sarkozy a été débouté, ce mercredi, de toutes ses demandes concernant la poupée vaudou éditée par K&B et commercialisée avec un manuel par la société Tear Prod. Son avocat a déjà annoncé qu'il faisait appel.

Le tribunal des référés de Paris a estimé qu'il n'y avait «ni atteinte à la dignité humaine, ni attaque personnelle», et que sa mise en vente ne «caractérise pas une atteinte fautive au droit à l'image». Le «Manuel vaudou de Nicolas Sarkozy» s'inscrit donc «dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour» et restera en vente.

Une décision «pas conforme à la jurisprudence»

Au sortir du tribunal, l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, estimait qu'il n'avait «pas à commenter une décision de justice». Il s'est ensuite ravisé, jugeant que «la décision n'était pas conforme à la jurisprudence». Pour lui, certaines mentions du jugement sont «étrangères au droit à l'image».

Plus tôt dans la journée, Ségolène Royal, dont la poupée est également en vente s'était félicitée d'avoir plus d'humour. L'ex-candidate à la Présidentielle pronostique que «si Nicolas Sarkozy porte plainte contre une poupée qui le caricature, bientôt il portera plainte contre le Canard enchaîné, contre Marianne, contre les Guignols de l'Info».

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