« S'allier au PS n'est pas le problème du MoDem »

Quitterie Delmas

Recueilli par David Carzon - ©2008 20 minutes

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Quitterie Delmas

Déléguée nationale du MoDem.

Le MoDem tient son université d'été ce week-end dans le Var. Le parti est-il enfin en ordre de bataille ?

L'enjeu de cette rentrée est d'entamer la dernière phase de structuration du MoDem. Ça peut paraître long, mais ça l'est de construire un mouvement, d'édicter des règles du jeu ensemble. Je comprends que ça puisse être frustrant pour les militants, mais ça fait évoluer une culture du dialogue qui n'existait pas à l'UDF. Ça nous a permis de tisser des liens entre des adhérents qui venaient de partout.

Y a-t-il eu des déçus ?

Des personnes, certains députés par exemple, sont parties parce qu'elles se préoccupaient avant tout de leur élection. C'est à la marge, et ce n'est pas révélateur. Moi-même, de temps à autre, je peux être déçue, mais je sais pourquoi je m'engage et je sais que la vie politique est faite parfois de déceptions. On ne peut pas être d'accord à 100 %, la vie dans une formation politique, ça s'apprend. Nous sommes le seul parti à avoir doublé son nombre d'adhérents alors que nous avons été battus à la présidentielle. On verra la tendance lors des réadhésions.

Avez-vous réussi à dépasser la question du clivage ?

Pour moi, c'est intégré. Les adhérents ne parlent pas en se demandant si on est de gauche ou de droite. Ça fait tellement de temps que les gens travaillent ensemble qu'ils ne se posent plus la question. Quant à s'allier avec le PS, ce n'est pas notre problème. Ils ont leurs soucis à régler et, dans notre vision politique, il y a des réponses que le PS n'apportera pas.

Le MoDem aura une obligation de résultats pour les élections européennes de 2009...

Non, nous avons une obligation de moyens, nous n'avons pas le droit de ne pas faire une bonne campagne. Après, il y a des éléments que nous ne maîtrisons pas, par exemple s'il y a une volonté de nationaliser le scrutin de la part de l'UMP ou du PS.

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