Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, a estimé ce mercredi que le voile et la burqa, «c'est la même chose». Petit lexique pour comprendre. 
 
Voile: ce nom commun est issu du latin «velum». Il désigne une étoffe qui sert à couvrir, à protéger, à cacher (cf. Larousse). Plus spécifiquement, il sert à «cacher le visage ou le front et les cheveux d'une femme, pour un motif religieux» (cf. Petit Robert). Le terme «voile» s'applique donc aussi bien au voile de la mariée qu'au voile islamique que certaines femmes musulmanes portent sur la tête et les épaules, également appelé «foulard».   
 
Hijab: Ce terme est issu de la racine hajaba qui signifie «dérober au regard, cacher». En Occident, on l’utilise pour désigner le voile. Mais c’est avant tout un concept qui désigne l’écran de la pudeur. Par exemple, le mot hijab est utilisé sept fois dans le Coran sans jamais faire référence au vêtement féminin. En revanche, il a le sens de «rideau» pour désigner l'isolement des épouses du prophète Mahomet. Cette séparation se serait ensuite étendue aux femmes musulmanes libres. On pourrait donc également traduire hijab par «dissimulation».
 
Tchador: ce mot persan désigne le tissu couvrant la tête et l'ensemble du corps des femmes musulmanes chiites, en particulier en Iran (cf Larousse et Robert). Cette pièce de vêtement peut être ouverte devant et laisse le visage découvert. 
 
Tchadri: Ce mot persan désigne un voile dissimulant les femmes musulmanes de la tête aux pieds, ajouré à hauteur des yeux. Habit traditionnel en Inde, au Pakistan et en Afghanistan (cf Larousse)
 
Burqa: Selon le spécialiste de l'Islam Olivier Roy, il existe deux types de burqa. La burqa traditionnelle afghane, un vêtement souvent bleu qui couvre entièrement la tête et le corps, avec une grille au niveau des yeux permettant de voir sans être vu. Et «la burqa salafiste, une invention qui vient du Golfe et du Pakistan, et qui date d'une vingtaine d'années. Là, même les pieds et les mains sont dissimulés». 

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