Fillon: moins 30.000 fonctionnaires en 2009, prévision de croissance maintenue

GOUVERNEMENT Le Premier ministre était invité sur RTL ce matin...

V.Z avec agence

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Le Premier ministre François Fillon, entouré de presque tout le gouvernement jeudi soir sur France 2, a tenté de rassurer les Français sur le pouvoir d'achat.

Le Premier ministre François Fillon, entouré de presque tout le gouvernement jeudi soir sur France 2, a tenté de rassurer les Français sur le pouvoir d'achat. — Thomas Coex AFP

François Fillon invité de RTL, a fixé ce mercredi à «au moins 30.000» le nombre de non remplacements de fonctionnaires partant à la retraite en 2009, dont 13.500 dans l'éducation nationale. Le Premier ministre a précisé qu'il s'est «mis d'accord» avec le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.

Cet objectif s'inscrit dans «l'engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux», a affirmé François Fillon. «Ca ne fait pas tout à fait un sur deux d'ailleurs, parce que l'éducation nationale a des contraintes particulières», a-t-il ajouté évoquant «les réformes en cours».

Pas d'augmentation des dépenses de l'Etat

«On est en déficit depuis 34 ans: si on veut sortir de ce déficit il y a deux façons de le faire: soit avec un plan de rigueur (...) ou il y a une autre solution, celle que nous avons choisie: on fait des réformes structurelles», a dit le Premier ministre.

Le ministre du Budget et de la Fonction Publique Eric Woerth a réagi sur LCI en précisant: «Cela ne se fait pas au détriment du service public, ni des fonctionnaires puisqu'on renvoie 50% de l'économie réalisée sur des mesures financières catégorielles» et de préciser: «On ne met évidemment personne à la porte.»

L'équilibre du budget: «Ce n'est pas négociable»

Concernant sa volonté de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2012, le chef du gouvernement a expliqué que «ce n'est pas une question négociable» et qu'il l'a «clairement fait savoir à l'ensemble des membres du gouvernement».

«Il y a un moment où il faut arrêter la fuite en avant qui est celle de notre pays depuis si longtemps. C'est une question d'efficacité (...) mais c'est aussi une question de morale», a-t-il avancé. «C'est lâche de ne pas réduire la dépense publique lorsqu'elle est financée par l'emprunt», a -t-il ajouté.

1,7% de prévision croissance pour 2008

Interrogé sur une éventuelle révision de la prévision de croissance, le Premier ministre a répondu par la négative, avant de relever que la France disposait «déjà d'un acquis de croissance qui nous donne l'assurance d'avoir 1,5» point. «L'expérience de l'année 2007 me laisse penser qu'avec les réformes que nous sommes en train de faire, nous pouvons obtenir une croissance d'au moins 1,7%».

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