L'Assemblée nationale a débattu pour la première fois en séance publique mercredi de la place des langues régionales et minoritaires, mettant fin à un sujet quasi tabou en France, à la satisfaction des députés tous partis confondus.
L'Assemblée nationale a débattu pour la première fois en séance publique mercredi de la place des langues régionales et minoritaires, mettant fin à un sujet quasi tabou en France, à la satisfaction des députés tous partis confondus. - Fred Tanneau AFP/Archives

Le Sénat a refusé ce mercredi d'inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, revenant sur une disposition en ce sens votée par les députés en première lecture du projet de réforme des institutions.

Le 22 mai, l'Assemblée nationale avait décidé à la quasi-unanimité d'ajouter au premier article de la Constitution une phrase stipulant que «les langues régionales appartiennent au patrimoine» de la Nation.

«Atteinte à l'identité nationale»

Lundi, l'Académie française, dans une démarche «extrêmement rare», avait critiqué cette reconnaissance des langues régionales, qui porte selon elle «atteinte à l'identité nationale». Elle avait demandé le retrait de l'article.

Elle semble avoir été entendue par les sénateurs qui ont adopté, par 216 voix contre 103, un amendement supprimant la référence aux langues régionales.

La majorité UMP mais aussi les centristes, les communistes, les radicaux -dont l'ancien PS Michel Charasse- et quelques sénateurs PS, comme Robert Badinter ou Jean-Luc Mélenchon, ont voté la suppression. La majorité du PS, les Verts et quelques UMP ont en revanche voté contre.

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