Nicolas Sarkozy justifie son invitation à Bachar al-Assad

40 contributions
Publié le 14 juin 2008.

DIPLOMATIE - Le président français assume la politique de main tendue vers le régime syrien...

Paris assume la main tendue vers Damas. Samedi, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois justifié la reprise des contacts de la France avec la Syrie et souhaité que Damas «se désolidarise le plus possible» de la quête par l'Iran de l'arme nucléaire.

Processus présidentiel libanais et question iranienne

«J'avais dit à M. Bachar al-Assad que la Syrie laisse le processus présidentiel se dérouler et nous reprendrons contact. Nous avons repris contact. Il faut laisser le Liban libre», a déclaré le président français lors d'une conférence de presse avec son homologue américain, George W. Bush.

«Je partage le point de vue des Etats-Unis d'Amérique sur le fait que la question iranienne et la possession de l'arme atomique, c'est le sujet de préoccupation majeure. Que la Syrie se désolidarise le plus possible de l'Iran dans sa quête pour avoir une arme nucléaire, à partir de ce moment-là, le processus se poursuivra», a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy avait spectaculairement renoué les liens au plus haut niveau avec le régime de Bachar al-Assad à l'automne afin de débloquer la crise constitutionnelle au Liban, où majorité anti-syrienne et opposition pro-syrienne ne parvenaient pas à s'accorder pour élire un président. Faute de résultats, il avait été contraint de suspendre ces contacts, avant de les reprendre le mois dernier par un coup de téléphone au président syrien pour le remercier de sa contribution à l'accord interlibanais de Doha, qui a permis l'élection du général Michel Sleimane.

Les Etats-Unis ont publiquement manifesté leurs réserves à la main tendue par Paris à un régime qu'ils considèrent comme l'un des principaux soutiens au terrorisme international.

Invitation au 14-Juillet

Nicolas Sarkozy a également justifié l'invitation lancée à Paris le 13 juillet à Bachar al-Assad pour le sommet qui doit mettre sur les rails l'Union pour la Méditerranée (UPM), rappelant que «la Syrie fait partie des pays méditerranéens».

Le président syrien est également convié au traditionnel défilé militaire de la Fête nationale qui se déroule le lendemain sur les Champs-Elysées. Cette invitation, à laquelle le dirigeant syrien n'a pour l'heure pas formellement répondu, a suscité les critiques des ONG de défense des droits de l'Homme, d'une partie de l'opposition de gauche en France et de la majorité parlementaire libanaise. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a justifié la démarche du chef de l'Etat en faisant valoir qu'«il était important de parler avec des gens qui s'opposent», mais précisé que l'éventuelle présence du dirigeant syrien lors du défilé du 14-Juillet ne l'«amuse pas spécialement».
Avec agence
publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr