L'ancien président Jacques Chirac doit lancer ce lundi à Paris, entouré d'une pléiade de personnalités internationales, la fondation qui porte son nom, et qui oeuvrera pour le développement durable et le dialogue des cultures.
L'ancien président Jacques Chirac doit lancer ce lundi à Paris, entouré d'une pléiade de personnalités internationales, la fondation qui porte son nom, et qui oeuvrera pour le développement durable et le dialogue des cultures. - Bertrand Guay AFP

Plus d’un an après la fin de son second mandat à la tête de l’Etat, Jacques Chirac inaugure sa nouvelle vie. L’ancien Président a officiellement lancé sa Fondation, consacrée «au développement durable et au dialogue des cultures», lundi, au musée du Quai Branly, unique centre culturel réalisé sous son ère.

Plaidoyer pour la diversité

«Au moment où s'impose la nécessité de repenser la notion de progrès pour réconcilier l'homme et son environnement, il faut remettre la culture, la diversité des cultures au coeur même du projet de l'humanité, a déclaré Jacques Chirac en ouverture. Ma conviction est que chaque peuple a un message singulier à délivrer au monde. Chaque peuple peut enrichir l'humanité en apportant sa part de beauté de création, de vérité».

Un plaidoyer prononcé devant un parterre de personnalités: Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Christine Albanel, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Louis Debré, Philippe Séguin et Jean-Pierre Raffarin étaient présents. De même, l’ancien chef d’Etat a fait jouer son carnet d’adresse pour s’entourer de personnalités fortes de la mondialisation éthique. Font ainsi partie du comité d’honneur de la Fondation Chirac l’ancien secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, les prix Nobel de la Paix Rajendra Pachauri et Rigoberta Menchu, l'ancien président sénégalais Abdou Diouf et le chanteur Youssou N'Dour.

Défendre le patrimoine linguistique mondial

Reconnue d’utilité publique en mars dernier, la Fondation Chirac se donne quatre domaines d’actions prioritaires: l’accès à l’eau, l’accès aux médicaments de qualité, la lutte contre la déforestation et la désertification et la sauvegarde des langues et des cultures menacées. C’est sur ce dernier point que l’ancien chef de l’Etat a insisté lundi, appelant l'Onu et l'Unesco à organiser un sommet sur ce thème.

Il «faut envisager une solution à la disparition de ce trésor commun qu'est le patrimoine linguistique de l'humanité. Grâce aux nouvelles technologies, les solutions existent», a-t-il déclaré. Un colloque sur ce sujet doit être présenté lundi après-midi, toujours au musée du Quai Branly.

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