Trois organisations syndicales de la Fonction publique (CGT, FSU, Solidaires) représentant plus de 40% des agents, appellent les fonctionnaires à faire grève et à manifester le mardi 10 juin, pour l'emploi et contre les réductions d'effectifs, ont-elles annoncé jeudi.
Trois organisations syndicales de la Fonction publique (CGT, FSU, Solidaires) représentant plus de 40% des agents, appellent les fonctionnaires à faire grève et à manifester le mardi 10 juin, pour l'emploi et contre les réductions d'effectifs, ont-elles annoncé jeudi. - Stephane de Sakutin AFP/Archives

Avec agence

La CGT cheminots a proposé ce jeudi aux autres syndicats de la SNCF une grève nationale reconductible contre le volet social de la réforme du fret à partir du mardi 10 juin, date qui coincide avec une journée d'action des fonctionnaires, a indiqué le syndicat à l'AFP.

Trois organisations syndicales de la Fonction publique (CGT, FSU, Solidaires) représentant plus de 40% des agents, ont en effet appellé les fonctionnaires à faire grève et à manifester le mardi 10 juin, pour l'emploi et contre les réductions d'effectifs, ont-elles annoncé ce jeudi.

Projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires

Ces trois organisations annoncent dans un communiqué qu'elles vont organiser «une semaine d'actions» entre les 9 et 13 juin et «faire du 10 juin un nouveau temps fort de mobilisation par une journée puissante de grèves et de manifestations».

Elles dénoncent notamment le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, qui sera examiné par l'Assemblée nationale les 11 et 12 juin, et comporte des «dispositions lourdes de conséquences pour les personnels, leur statut et le service public».

«Un outil de casse sans précédent»

Les syndicats contestent également la Révision générale des politiques publiques (RGPP), qui facilite les «suppressions massives de postes» et constitue, selon eux, «un outil de casse sans précédent» de la Fonction publique.

Les trois syndicats déplorent enfin que le «mouvement massif de grève et de manifestations du 15 mai n'a reçu aucune réponse si ce n'est l'annonce d'une inacceptable remise en cause du droit de grève dans l'éducation et dans la Fonction publique».