Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a précisé lundi que les propos de Jean Marie Le Pen sur la seconde guerre mondiale "n'engagent pas le Front national", dans une tribune rendue publique par le FN.
Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a précisé lundi que les propos de Jean Marie Le Pen sur la seconde guerre mondiale "n'engagent pas le Front national", dans une tribune rendue publique par le FN. - Joel Saget AFP/Archives

Avec agence

Le Pen ne veut plus forcément dire FN. Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a précisé ce lundi que les propos de Jean Marie Le Pen sur la seconde guerre mondiale «n'engagent pas» le parti, dans une tribune rendue publique ce lundi.

Le leader du FN a suscité un tollé et s'est attiré des menaces de nouvelles poursuites judiciaires en qualifiant à nouveau les chambres à gaz de «détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale», dans un entretien au magazine «Bretons» publié vendredi.

Ses déclarations ont «semé le trouble»

«Ces propos ne constituent en aucun cas une ligne politique», écrit Louis Aliot dans cette tribune. Au-delà de la «polémique dans le landerneau politico-médiatique», les déclarations de Jean-Marie Le Pen ont semé «un certain trouble dans nos rangs militants», ajoute ce proche de Marine Le Pen, qui avait remplacé Carl Lang au poste de secrétaire général du FN en octobre 2005.

Selon lui, toutes les réactions prouvent que ce sujet «divise d'une manière très importante notre famille politique et sert d'épouvantail à une grande majorité de Français». «Dans cette période délicate où se pose la question de l'existence même de la France, nous devons, plus que d'autres (...) resserrer les rangs et repartir au combat dans l'ordre et la discipline», estime-t-il.

Suivre l'exemple de Marine

Pour lui, la récente manifestation contre les régularisations de sans papiers organisée par la vice-présidente du FN, Marine Le Pen, est «un exemple à suivre». «Tout doit être entrepris pour moderniser l'appareil et rendre plus efficace son action», affirme Louis Aliot.

Le sujet de la seconde guerre mondiale «ne constitue pas pour nous une ligne de fracture», précise-t-il cependant, soulignant que «cela n'enlève rien à la confiance, l'estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie Le Pen».