La «mésange» Monique Olivier, complice présumée des meurtres

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Publié le 26 mars 2008.

PORTRAIT - Femme soumise à la perversité de son mari ou complice active? La personnalité de l'épouse de Michel Fourniret sera au coeur du procès qui s'ouvre le 27 mars...

Femme soumise à la perversité de son mari ou complice active? La personnalité de l'épouse de Michel Fourniret sera au coeur du procès qui s'ouvre le 27 mars...

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Au courant dès le départ

«Je veux travailler auprès de mon fauve, le seconder, cela me ferait tellement plaisir.» Monique Olivier écrit en septembre 1987 à son futur mari Michel Fourniret. Dans une précédente lettre, la trentenaire est plus explicite encore: « De toute façon, mon fauve veut posséder sa membrane, la seule solution de la libérer ferait de moi une criminelle. » Elle sait déjà tout: Fourniret veut une jeune vierge - qu'il appelle sa «membrane sur patte» - et elle est prête à l'aider.

Ces lettres tranchent avec l'image d'une Monique Olivier terrorisée par le despote Fourniret. Image bâtie dès ses aveux à la police de Dinant (Belgique) en juin 2004 alors que son mari est incarcéré pour un enlèvement raté. Elle craque et l'accuse de onze meurtres. A chaque fois, un même mode opératoire: il repère sa proie, l'aborde en voiture et prétexte qu'il est perdu pour la faire monter à bord. Sauf que la première fois, le 11 décembre 1987, c'est elle qui conduit et demande son chemin à Isabelle Laville, 17 ans, avant de prendre plus loin le faux auto-stoppeur Fourniret. Pour d'autres meurtres, elle fera le guet.

Monique Olivier, surdouée?

Née en 1948 à Tours, Monique Olivier a connu une enfance modeste. D'une scolarité moyenne, elle enchaîne les petits boulots. Un premier mariage prend fin au bout de dix ans et Monique perd la garde de ses deux garçons. Une deuxième noce éclair de six mois, puis c'est la rencontre avec Fourniret, comme visiteuse de prison en 1986. Ils ont un fils en 1988 et se marient un an plus tard.

La police de Namur est formelle: Olivier était «complètement soumise» à Fourniret, vivant dans un «schéma dominant-dominé». Une analyse belge que réfutent les psychiatres français. Dotée d'un QI de 131 - catégorie «sujets surdoués» - Monique Olivier n'est « ni dépendante ni suggestible », selon eux. Au contraire, par sa «complicité criminelle organisée et intentionnelle», elle a «alimenté et facilité le fonctionnement pervers de Fourniret».

B. B.
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