L'esthesioneuroblastome ou neuroblastome olfactif, dont souffrait Chantal Sébire retrouvée morte mercredi soir à son domicile, est une tumeur très rare dont moins de mille cas ont été rapportés dans la littérature médicale ces vingt dernière années.
L'esthesioneuroblastome ou neuroblastome olfactif, dont souffrait Chantal Sébire retrouvée morte mercredi soir à son domicile, est une tumeur très rare dont moins de mille cas ont été rapportés dans la littérature médicale ces vingt dernière années. - Jeff Pachoud AFP/archives

S. C. et C. F.

Le code pénal français condamne indifféremment euthanasie active et passive. Pourtant, des différences capitales les distinguent. Définitions.

L'euthanasie active suppose le geste d'un tiers qui administre à un malade une substance létale dans le but de provoquer la mort immédiatement.

A contrario, l'euthanasie passive traduit le renoncement aux traitements médicamenteux, l'interruption de l'alimentation ou de l'hydratation artificielle ou l'administration d'opiacées ou de sédatifs à haute dose, pouvant plonger le malade dans le coma et provoquer la mort au bout de quelques jours.

La frontière avec «le droit au laisser mourir» de la loi Leonetti de 2005 est mince. Celle-ci autorise un médecin, après avis collégial et autorisation des proches ou du patient, à appliquer un traitement anti-douleur «qui peut avoir pour effet secondaire d’abréger sa vie», mais non de provoquer la mort...

Enfin, on parle de suicide assisté dans le cas où un tiers fournit au malade une substance mortelle, que ce dernier s'administre lui-même. C'est la voie qu'a choisie la Suisse.