Le pilote et les carences en formation du personnel de la compagnie Flash Airlines sont responsables de l'accident d'avion de Charm el-Cheikh, qui avait fait 148 morts en Egypte en 2004. C’est la conclusion d’un rapport de quatre experts indépendants, a déclaré à l'AFP l'avocat de certaines parties civiles.

Selon Me Gilles-Jean Portejoie, le rapport dénonce « une déficience humaine liée à une absence de compétence (du pilote) ». « Et c'est la responsabilité de la société qui les exploite que de les former », a-t-il ajouté.

« La catastrophe aurait pu être évitée si le pilote engagé dans une spirale descendante très inclinée à droite avait braqué manuellement et fermement son volant de gauchissement vers la gauche pour ramener rapidement les ailes à l'horizontale et s'il avait réduit la poussée des moteurs afin d'éviter une augmentation excessive de la vitesse », a expliqué l'avocat, lisant le rapport commandité par la justice française.

Désorientation spatiale


Les quatre experts indépendants critiquent « la formation, la sélection et la gestion du personnel technique navigant par la compagnie Flash Airlines », a poursuivi l'avocat.

Ce nouveau rapport conforte donc la thèse du Bureau enquête accident (BEA) français, qui avait mis en cause le pilote, un ancien militaire, évoquant une « désorientation spatiale ».

La commission d'enquête égyptienne avait, quant à elle, évoqué une combinaison de facteurs impliquant notamment une défaillance du pilote automatique.

Le 3 janvier 2004, l'accident d'un Boeing 737 de la Flash Airlines au large de Charm el-Cheikh avait fait 148 morts, dont 134 Français.

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