La police belge lors d'une opération de police en lien avec les attentats de Bruxelles au lendemain de l'arrestation de Mohamed Abrini et Osama Krayem.
La police belge lors d'une opération de police en lien avec les attentats de Bruxelles au lendemain de l'arrestation de Mohamed Abrini et Osama Krayem. - THIERRY CHARLIER / AFP

Deux nouveaux mandats d’arrêts ont été délivrés par des juges d’instructions français dans l’enquête sur les attentats djihadistes du 13 novembre. L’un à l’encontre d’Osama Krayem, détenu en Belgique, et le deuxième à l’encontre d’un autre homme en fuite. Avec ces deux hommes, 12 protagonistes sont désormais poursuivis dans l’enquête française sur les attentats les plus meurtriers qu’ait connue la France.

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Né en Suède de parents réfugiés syriens, Osama Krayem, 28 ans, est un trait d’union entre les groupes qui ont frappé Paris, puis Bruxelles le 22 mars. Arrêté le 8 avril dans cette ville, le même jour que Mohamed Abrini, lui aussi poursuivi côté belge et français, il est soupçonné d’avoir acheté les sacs utilisés pour les attaques contre l’aéroport et le métro de la capitale belge.

Impliqués à Paris et à Bruxelles

Dans leur mandat d’arrêt, délivré le 21 novembre, les juges français rappellent aussi que l’ADN de Krayem a été trouvé dans plusieurs caches ayant hébergé les membres des commandos de Paris. Notamment celle de la rue Bergé, dans la commune bruxelloise de Schaerbeek, qui a servi d’atelier pour confectionner des explosifs, puis de lieu de repli pour Salah Abdeslam durant sa cavale, jusqu’à son arrestation le 18 mars.

L’autre mandat d’arrêt concerne un homme dont l’identité reste incertaine. Il avait été enregistré parmi le flot des réfugiés sous le nom d’Ahmad Alkhald sur l’île de Leros en Grèce le 20 septembre, où il est passé le même jour que Krayem. Les investigations ont révélé que les deux hommes, qui disposaient de faux passeports syriens, ont ensuite été pris en charge à Ulm, en Allemagne, par Salah Abdeslam dans la nuit du 2 au 3 octobre 2015, avec un troisième homme, Sofiane Ayari, arrêté le 18 mars avec Salah Abdeslam.

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Dans leur mandat d’arrêt, les juges notent que l’ADN d’Ahmad Alkhald a été retrouvé sur le gilet explosif déclenché par Brahim Abdeslam au Comptoir Voltaire, à Paris, et sur la ceinture abandonnée par Salah Abdeslam à Montrouge dans la nuit du 13 au 14 novembre, a expliqué une source proche du dossier.

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