Le chiffre 1 pour un nom à consonance européenne, 2 pour les noms maghrébins, 3 pour ceux d’origine africaine et 4 pour les travailleurs asiatiques. La société Daytona est accusée d’avoir ficher ses employés, en novembre et décembre 2002, en fonction de leur origine. Elle comparaît, avec ses anciens dirigeants, à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Nanterre, selon «Le Parisien». Une première en France.
 
La société embauche des vendeurs et des animateurs commerciaux chargés de faire la promotion de divers produits. Des produits différents en fonction de leur origine, le haut de gamme étant plutôt réservé aux vendeurs européens. Un document interne précisait même le profil type des hôtesses recrutées de manière permanente par l’entreprise: elles devaient être de «nationalité française et pure white». Une expression qui laisse peu de place au doute.
 
Le procès des anciens dirigeants s’ouvre lundi. Si les faits reprochés sont avérés, le jugement devrait faire jurisprudence.

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