Soixante-huit personnes ont été tuées et 120 blessées "grièvement" dans la nuit de mercredi à jeudi lors du déraillement d'un train au Kasaï occidental, dans le centre de la RDC, selon un nouveau bilan provisoire fourni jeudi soir par l'ONU.
Soixante-huit personnes ont été tuées et 120 blessées "grièvement" dans la nuit de mercredi à jeudi lors du déraillement d'un train au Kasaï occidental, dans le centre de la RDC, selon un nouveau bilan provisoire fourni jeudi soir par l'ONU. - AFP/Archives
Les condamnations sont unanimes après les «actes de sabotage» perpétrés dans la nuit de mardi à mercredi sur plusieurs grandes lignes de la SNCF. François Fillon les a qualifié à l'Assemblée nationale d'«actes criminels». Le président de la République Nicolas Sarkozy a pour sa part demandé en Conseil des ministres que ces actes de malveillance soient punis «avec la plus extrême sévérité», a rapporté Dominique Bussereau. Un peu plus tôt, le secrétaire d'Etat aux Transports avait lui-même dénoncé des «exactions graves et condamnables» et qualifié «d'inadmissible le caractère coordonné» de ces actes.

Où ont eu lieu les sabotages? Réponse dans l'infographie

Dix-huit plaintes pour des «dégradations» de matériel ferroviaire ont été déposées mercredi en France auprès de la gendarmerie, alors que la direction de la SNCF a dénoncé dans la journée une «action coordonnée de sabotage».

Une enquête ouverte

Les organisations syndicales se montrent tout aussi sévères.
Les secrétaires généraux de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, et de la confédération CGT, Bernard Thibault, ont parlé «d'actes inqualifiables commis par des lâches» et jugé «inadmissibles» ces exactions. Les syndicats Unsa, CFDT et FO ont quant à eux estimé que ces actes «dénaturent» l'action des cheminots et sont «contraires aux valeurs» défendues par leurs syndicats. Seul le secrétaire fédéral de Sud Rail, Christian Mahieux, a dénoncé la «volonté» de la direction de la SNCF de «dramatiser la grève». «Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais ce n'est pas Sud Rail ni les grévistes qui ont organisé cela, car la mise en cause de la sécurité, c'est trop grave pour les cheminots» a-t-il totefois ajouté.

En Ile de France

Des incendies de câbles «très probablement d'origine criminelle» ont entraîné le blocage de trois passages à niveau mercredi sur la ligne C du RER Versailles-Massy-Juvisy sur la commune de Jouy-en-Josas (Yvelines).

La circulation des trains a été ralentie de 06H30 à 09H30, entraînant en outre, des embouteillages monstres, selon la police.


TGV-Atlantique

Une enquête a été ouverte pour déterminer les auteurs des «actes de sabotage» perpétrés sur la ligne du TGV-Atlantique, en Eure-et-Loir, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

«Nous n'avons aucun indice probant pour l'instant nous permettant d'écarter telle ou telle piste», a précisé le capitaine Eric Jupin, commandant de la compagnie de gendarmerie de Châteaudun.

Pour l'heure, les gendarmes ont découvert «que le cadenas d'une porte donnant sur les voies situées en contrebas d'un pont SNCF avait été endommagé près du CD 144», a-t-il précisé. «Des plaques de ciment ont été levées et un chiffon a été retrouvé à proximité du lieu de l'incendie. Nous n'excluons pas la piste des voleurs de cuivre», a confié le capitaine Jupin.

Plusieurs lignes touchées

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a demandé à la police et la gendarmerie que «tout soit mis en oeuvre» pour «identifier les responsables» des «exactions».


L'incendie s'est déclaré
au niveau d'une armoire électrique peu avant 5 heures au point kilométrique 108, à Trizay-lès-Bonneval (Eure-et-Loir). La circulation des TGV Atlantiques était en cours de reprise, en fin de matinée dans le sens province-Paris, selon cette même source.

La direction de la SNCF avait annoncé ce matin qu'une «action coordonnée de sabotage» avait eu lieu sur des lignes à grande vitesse (TGV) des réseaux Est, Atlantique, Nord et Sud-Est, «destinée à contrer la reprise observée des trafics».

Sur les LGV Nord et Sud-Est, «la fermeture volontaire de commutateurs de signalisation crée des incidents de signalisation, tandis que d'autres incendies ponctuels de câbles ont été signalés». Sur la LGV Est, «un incendie volontaire d'artères de câbles empêche la circulation normale des trains depuis 6h10».

Billets remboursés

La SNCF a indiqué qu'elle s'attendait à une heure de retard sur le réseau TGV dans l'après-midi. Ce matin, le trafic a été «très perturbé» avec des retards de une à trois heures, voire quatre heures sur les TGV à destination du Sud-Ouest, réseau «le plus touché» par les «sabotages», a déclaré la directrice des grandes lignes SNCF, Mireille Faugère.

Cette dernière a indiqué que la SNCF allait rembourser les voyageurs dont les trains avaient plus de trois heures de retard.

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