Tolbiac fermée, Tolbiac occupée

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Publié le 6 novembre 2007.

UNIVERSITE - De 100 à 200 personnes ont forcé les portes de la faculté, la droite universitaire affirme que des violences ont été commises…

Une occupation et des violences? Entre 100 et 200 personnes, principalement d'extrême gauche, ont occupé lundi le site de Tolbiac de l'université Paris I pour réclamer notamment l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités.

>> au Mirail aussi, lire ici l'article de notre édition de Tououse


 «Alors que le centre est fermé administrativement depuis vendredi, des étudiants ont escaladé la grille et il semblerait qu'ils aient cassé plusieurs portes d'accès aux étages»,a expliqué Mireille Chiroleu-Assouline, déléguée à la communication du président de l'université. Une Assemblée générale étudiante (AG) avait voté vendredi le blocage de l'université, précipitant sa fermeture administrative. «Les personnes qui occupaient le centre Pierre-Mendès-France de Paris I sont parties», a-t-elle précisé peu après 20 heures.

Des portes découpées à la scie

«Une soixantaine de personnes d'extrême gauche mais aussi de l'Unef-Tolbiac, qui a visiblement fait scission avec la direction nationale, ont arraché les cadenas et ont découpé les portes à la scie sauteuse», confirme à 20minutes.fr Thomas Seince, responsable de l'Uni (droite) pour Paris I.

Selon lui, une vingtaine d'étudiants qui appelaient à voter contre le blocage de la faculté ont été pris à partie. «Ils ont été plaqués contre des grilles et giflés, poursuit-il. D'autres personnes sont alors intervenues pour les séparer. Quelques-unes portaient des kippas. Elles ont été traitées de 'sales juifs'», raconte-t-il.

Une version contestée par l'Unef (gauche). Le syndicat, pour qui les dégradations de matériel sont «une erreur», confirme que les entrées ont été détruites mais assure qu'aucune violence physique n'a eu lieu. Et nie toute participation à l'arrachage des portes. La police, qui était présente sur place, assure, elle, n'avoir enregistré ni incident ni blessé ni plainte.

Vers la levée de la fermeture administrative?

Selon Mireille Chiroleu-Assouline, le centre universitaire aurait dû rouvrir lundi mais «l'accord a été remis en cause lorsque des étudiants (une vingtaine, de la CNT notamment) ont occupé un amphi de Paris I, place du Panthéon, dans la nuit de vendredi à samedi». Le centre Pierre-Mendès-France n'a donc pas rouvert, explique-t-elle sans préciser si Tolbiac rouvrirait mardi.

Aussi bien l'Uni que l'Unef demandent à la présidence de l'université de lever la fermeture administrative. Les premiers estimant que «les étudiants sont pris en otages», les seconds souhaitant y tenir une nouvelle AG. «Nous sommes favorables au blocage des cours pour qu'un maximum d'étudiants puissent voter à l'AG, expliquent-ils à 20minutes. Mais nous ne souhaitons pas un blocage pour le blocage. Contrairement à l'extrême gauche».

Quant à Olivier Vial, délégué général de l'Uni, il n'envisage pas moins que de porter plainte contre l'université qui «n'assure pas la continuité du service public».

Ni le syndicat Sud, qui a participé à l'action de lundi, ni la présidence de l'université n'ont répondu à nos questions.
A.Sulzer
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