Nicolas et Cécilia, chronique d’une relation tumultueuse

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Publié le 18 octobre 2007.

PRESIDENCE - Chronologie des soubresauts d’un couple pas vraiment comme les autres...

Avant de se terminer le 18 octobre 2007, tout avait commencé par un coup de foudre, il y a 23 ans. 1984. Un regard entre le jeune maire de Neuilly et la femme qu’il est en train de marier à l’animateur Jacques Martin. «Ce jour-là, j’ai su qu’elle était pour moi», a depuis raconté Nicolas Sarkozy. Les deux couples deviennent amis. Un peu trop.

Retrouvez la saga du couple en images, en cliquant ici

Cécilia Ciganer Albeniz quitte Jacques Martin pour Nicolas Sarkozy. Début d’une relation tumultueuse. Ils se marient en 1996, alors que Nicolas Sarkozy, ancien proche de Jacques Chirac qui a échoué à faire élire Edouard Balladur, est en pleine traversée du désert. Elle ne durera pas longtemps. En 2002, Nicolas Sarkozy s’est à nouveau rendu indispensable.

«Bonne chance mon papa»

Le couple retrouve les palais de la République. Place Beauvau, Cécilia Sarkozy est partout. Conseillère de l’ombre. Nicolas et Cécilia ne rechignent pas à poser dans les magazines, en compagnie de leur enfant Louis, qui lance même un fameux «bonne chance mon papa» lors de son congrès d'investiture. En 2004, Nicolas Sarkozy quitte le gouvernement pour prendre la tête de l’UMP. Là encore, Cécilia l’accompagne, elle occupe un bureau mitoyen, elle est chef de cabinet. Mais selon la rumeur, Cécilia s’ennuie, elle regretterait les palais présidentiels. Elle lâche que First lady, «ça me rase». Un communiqué lapidaire : Cécilia Sarkozy n’est plus chef de cabinet de Nicolas Sarkozy. Le 20 mai 2005, sur France3, crispé, Nicolas Sarkozy explique: «Comme de nombreux Français, nous avons connu des difficultés que nous essayons de surmonter.» En réalité, Cécilia est partie avec Richard Attias, un publicitaire qui avait organisé le congrès du Bourget, point d’orgue de la pipolisation de la famille Sarkozy. Les photos de son nouveau couple s’étalent dans la presse. Nicolas Sarkozy se recase avec la journaliste au «Figaro» Anne Fulda.

«C. est ma femme. Elle est une partie de moi.»

Elle s’installe à New York avec Louis puis revient un an plus tard, en juin 2006 et s’investit dans la campagne de son mari. Dans son livre «Témoignage», il rayonne. «C. est ma femme. Elle est une partie de moi. Quelles que soient les épreuves que notre couple a traversées, pas une journée ne s'est déroulée sans que nous nous soyons parlé.» «Aujourd'hui, Cécilia et moi nous sommes retrouvés pour de bon, pour de vrai et sans doute pour toujours.»

Tout n’est pas rose pour autant. Elle est invisible toute la journée du 6 mai. Elle ne vote pas, puis n’est pas là pour le fameux dîner de la victoire au Fouquet’s. Elle rejoindra tardivement Nicolas Sarkozy sur la scène de la place de la Concorde, l’air absente. Toujours là où on ne l’attend pas, elle se rend en Libye pour obtenir la libération des infirmières bulgares. Elle les ramène à Sofia lors de son second voyage. Un coup de maître. Elle refuse pourtant d’en faire plus sur la scène politique, et même de définir le rôle qu’elle entend jouer aux côtés de son mari. Nicolas Sarkozy exclu catégoriquement qu’elle puisse être entendu par les parlementaires dans le cadre d’une commission d‘enquête sur le sujet.

«Mon seul souci, c’est Cécilia»

En marge du 14 juillet, Nicolas lâche à des journalistes: «En fait, mon seul souci, c’est Cécilia.» En août, en vacances à Wolfeboro, elle sèche une rencontre au sommet avec le clan Bush. Nicolas Sarkozy prétexte «une angine blanche». Le lendemain, elle apparaît en pleine forme dans les rues de Wolfeboro. Elle ne va pas non plus en Bulgarie, récolter les fruits de son succès diplomatique. Officiellement, elle a été meurtrie par les critiques qui ont accompagné la libération des infirmières. En coulisses, le tout Paris bruisse de rumeur de séparation.
Pierre Koetschet
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