Nucléaire: Des anomalies repérées sur 18 réacteurs français

NUCLEAIRE Neuf centrales sont concernées : Blayais, Bugey, Chinon, Civaux, Dampierre, Fessenheim, Gravelines, Saint-Laurent-des-Eaux et Tricastin...

20 Minutes avec agences

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Un réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim, le 9 avril 2013

Un réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim, le 9 avril 2013 — SEBASTIEN BOZON AFP

Les générateurs de vapeur équipant 18 réacteurs nucléaires français sont soupçonnés d’être affectés par une anomalie similaire à celle de la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche).

Ces générateurs de vapeur échangent la chaleur entre l’eau du circuit primaire du réacteur et l’eau du circuit secondaire, qui se transforme en vapeur pour alimenter les turbines générant l’electricité.

Une zone de concentration importante en carbone

L’Autorité de sureté nucléaire (ASN) a « demandé à EDF de mener des investigations complémentaires sur les fonds primaires [la partie basse des générateurs] concernés » selon un document publié jeudi.

Ainsi, « les analyses menées par EDF depuis 2015 concluent que certains fonds primaires de générateurs pourraient présenter une zone de concentration importante en carbone pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendues », a expliqué l’ASN. Or, ces composants sont « essentiels pour la sûreté ».

Neuf centrales nommées

Jeudi, le gendarme du nucléaire a précisé que ces générateurs de vapeur, fabriqués au Creusot ou au Japon, équipaient 18 réacteurs de 900 ou 1.450 mégawatts (MW), sur les 58 que compte le parc nucléaire français. Neuf centrales sont concernées : Blayais, Bugey, Chinon, Civaux, Dampierre, Fessenheim, Gravelines, Saint-Laurent-des-Eaux et Tricastin.

Du côté d’EDF, on affirme que « des marges importantes ont été prises sur ces équipements dès la fabrication ». L’électricien français ajoute « que le fonctionnement en toute sûreté est assuré », et a décidé de maintenir les équipements concernés en service.

D’autres composants susceptibles d’être concernés

L’ASN a par ailleurs indiqué que les analyses d’autres composants forgés de la cuve, du pressuriseur et des générateurs de vapeur, « susceptibles d’être également concernés par cette anomalie », se poursuivaient.

Le dossier doit faire l’objet ce vendredi d’une réunion du groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaire auprès de l’ASN.

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