Le Premier ministre Manuel Valls au micro lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 22 mars 2016 à Paris
Le Premier ministre Manuel Valls au micro lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 22 mars 2016 à Paris - Eric FEFERBERG AFP

Le Premier ministre Manuel Valls a écarté mercredi sur Europe 1 toute annulation de l'Euro-2016 de football (10 juin-10 juillet) en France, car cela représenterait «une défaite», et «une victoire» laissée aux terroristes.

«Non, ça serait une défaite, ça serait donner une victoire aux terroristes. Il faut ces manifestations sportives. La condition, c'est qu'elles puissent se tenir dans les meilleures conditions», a souligné le Premier ministre, en réponse à la question d'une auditrice se demandant si l'on pouvait maintenir l'Euro-2016 dans le contexte actuel lié au terrorisme, ou celle d'un autre auditeur sur le marathon de Paris.

Avec la Cop 21 sur le Climat à la fin de l'année dernière, la France a fait la «démonstration» qu'elle pouvait «accueillir de grandes manifestations». «Et nous allons continuer à faire cette démonstration», a poursuivi Manuel Valls.

Le secrétaire d'Etat aux Sports Thierry Braillard a assuré aussi mercredi que l'Euro-2016 «ne sera pas reporté ou annulé».

«On le répète depuis plusieurs mois, la menace terroriste a été intégrée à nos réflexions depuis le début» et «annuler ou reporter le Championnat d'Europe de football, ce serait donner raison à ces lâches», a souligné le ministre dans un entretien à L'Equipe.

M. Braillard a ajouté que «dans ces moments-là, il ne faut pas ajouter de la peur à la peur». «On ne peut pas faire mieux en termes de sécurité pour l'Euro.»

Mardi, le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, avait estimé lui aussi que l'Euro-2016 n'était pas en danger.

«Il n'y a jamais de risque zéro mais en tout cas il y a une volonté ferme de l’État, de la fédération et de l'UEFA, des organisateurs de recevoir de façon très agréable et sans risque» les deux millions de personnes qui se rendront en France à cette occasion, avait souligné M. Le Graët.

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