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Il s'appelait Hamida Djandoubi, il avait 31 ans, et il restera dans l'histoire comme le dernier condamné à mort en France. Le 10 septembre 1977, il a été guillotiné à la prison des Baumettes de Marseille. Ce proxénète marseillais a été reconnu coupable « d'assassinat après tortures et barbarie, viol et violences avec préméditation » sur une femme. Lors de son procès du 24 au 27 février 1977, les psychiatres avaient expliqué que Djandoubi représentait un danger pour la société.

Lors du mandat du président Valéry Giscard d'Estaing, vingt et une condamnations à mort avaient été prononcées. Parmi les exécutés, Djandoubi était le troisième. Christian Ranucci l'avait précédé en juillet 1976, ainsi que Jérôme Carrein, en juin 1977. Quatre de ces condamnés avaient quant à eux été graciés par le Président. Les derniers ont bénéficié de la longueur des procédures et de l'élection de François Mitterrand, qui avait promis d'abolir la peine de mort, ce qui a été fait le 9 octobre 1981. Le 19 février 2007, Jacques Chirac a fait inscrire dans la Constitution française que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ».