Xavier Darcos vole au secours des collégiens livrés à la rue ou à leur Playstation que le candidat Nicolas Sarkozy appelait «les orphelins de 16h». Le ministre de l'Education a annoncé mardi à la presse la mise en place d’études surveillées gratuites, de 16h30 à 18h. La différence avec le système actuel? Le caractère obligatoire de cette «école après les cours», destinée aux élèves en difficulté.

Trois jours par semaine

Le dispositif sera d’abord testé dans les collèges «Ambition réussite» avant d’être généralisé d’ici trois ans. Seront prioritaires les classes de sixième et cinquième. Le principe est simple : les élèves volontaires ou ceux dont les lacunes ont été détectées en début d’année signent un contrat d’assiduité avec le collège. Trois jours par semaine (parce que le vendredi après-midi, c'est veille de week-end...), ils resteront une heure et demie après les cours pour étudier ou suivre des activités culturelles et sportives.

Qui encadrera ces élèves ? Les profs désireux d’améliorer leurs fins de mois, tout d’abord, qui se chargeront du soutien scolaire à proprement parler. «Ils seront payés en heures supplémentaires défiscalisées», assure le ministre. Viendront ensuite «des aides-éducateurs, des acteurs du monde associatif, pourquoi pas des jeunes retraités... », pour animer des ateliers artistiques et sportifs.

«Nous ne travaillerons qu’avec des associations agréées par le ministère», précise-t-on à l’Education nationale, mais aussi «avec les mairies et les départements qui pourront mettre à disposition leurs équipements sportifs par exemple».

Besoin massif d’heures supplémentaires

Interrogé sur les moyens humains que nécessitent ces nouvelles activités, le ministre a estimé que «la logique du gouvernement n'est pas de recruter plus» d'enseignants. «Nous allons donc avoir un besoin massif d'heures sup’. Je vais en discuter dès lundi avec Eric Woerth», le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a-t-il précisé.

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