Sept cent trente voitures brûlées et 592 interpellations. C’est le bilan définitif des échauffourées la soirée électorale de dimanche soir en France métropolitaine, communiqué lundi après-midi par la direction générale de la police nationale (DGPN). Soixante-dix-huit policiers et gendarmes ont par ailleurs été blessés.

A Béziers, la première condamnation est tombée lundi soir : un jeune homme de 18 ans, jugé en comparution immédiate, a été condamné à quatre mois de prison ferme pour avoir incendié des poubelles. De source policière, il avait déjà été condamné à sept reprises, alors qu'il était mineur.

Paris est en tête des échauffourées, avec 35 voitures brûlées et 79 personnes interpellées. Les incidents se sont concentré place de la Bastille et rue de Lyon (12e), donnant lieu à des affrontements entre manifestants et force de l’ordre. La banlieue parisienne a été plus calme que prévue. Plus de 100 véhicules auraient été brûlés, selon un décompte de l'AFP datant de dimanche soir.

La région Rhône-Alpes a été plus agitée avec environ 200 véhicules brûlés, dont plusieurs bus et des camions-poubelles, selon les pompiers et la police. A Lyon, où des échauffourées ont opposé manifestants anti-Sarkozy et forces de l'ordre jusqu'à 2h du matin, faisant une dizaine de blessés parmi les policiers et trois parmi les manifestants, 52 voitures ont brûlé. Plusieurs vitrines, du mobilier urbain et un bungalow de vente immobilière ont été visés. Au total, 34 personnes on été interpellées, selon la préfecture.

A Marseille
, vingt-neuf personnes dont dix mineurs, ont été interpellées pour des violences urbaines, notamment lors d'une manifestation anti-Sarkozy sur le Vieux-Port, selon le parquet. Une partie des personnes interpellées devaient être présentées lundi après-midi à un juge, d'autres le seront mardi.

Toulouse a également connu une nuit émaillée d’incidents avec trois membres des forces de l'ordre blessés, 66 véhicules incendiés et 22 interpellations, selon la police et du Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS). Deux écoles ont également été vandalisées, Un incendie a par ailleurs entièrement détruit la maison de quartier de Colomiers, près de Toulouse, vers 2h30. Une enquête a été ouverte pour déterminer si ce sinistre était d'origine accidentelle ou criminelle.

A Nantes, ce sont 26 personnes qui ont été arrêtées et 33 voitures brûlées, selon un premier bilan de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Loire-Atlantique communiqué lundi matin à «20 Minutes». Un chiffre supérieur à celui d'une Saint-Sylvestre.

Dix-huit personnes ont été interpellées à Bordeaux, et doivent comparaître mercredi devant le tribunal correctionnel pour outrages et rebellion. Vers 22h, dimanche soir, environ 2.000 manifestants, selon la police, s'étaient rassemblés sur la place de l'Hôtel de Ville, scandant des slogans et des chants hostiles à Nicolas Sarkozy.

Lille n’est pas en reste, avec plusieurs dizaines de feux de véhicules et une vingtaine d'interpellations. Selon un bilan à minuit des pompiers, ces derniers sont intervenus environ à 70 reprises et une cinquantaine de fois à Roubaix, pour des incidents qui n'ont pas fait de blessés graves. Strasbourg a été plus calme. Quelque 200 manifestants anti-Sarkozy se sont rassemblés spontanément dans le centre de Strasbourg mais aucune violence n'a été constatée.

Dimanche soir, gare de Lyon


Casseurs rue de lyon
envoyé par 20Minutes

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