Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien commencera ses concertations sur la carte scolaire en recevant séparément tous les acteurs concernés à partir du mercredi et sans date butoir.
Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien commencera ses concertations sur la carte scolaire en recevant séparément tous les acteurs concernés à partir du mercredi et sans date butoir. - Olivier Laban-Mattei AFP/Arch.

Sa. C.

Gilles de Robien poursuit son retour aux fondamentaux à l’école. Après la lecture, le calcul et la grammaire, le ministre de l’Education s’attaque au vocabulaire, très inégal selon les élèves, et propose une «leçon de mots» à mettre en place, dès la maternelle. Le principe est simple: deux fois par semaine, les écoliers se penchent sur des nouveaux mots à intégrer, selon un corpus préétabli. Le but étant d’en apprendre 365 par an.

Pour sa réforme, Gilles de Robien s'est appuyé sur le rapport que le linguiste Alain Bentolila doit lui remettre mercredi. Partant du principe que certains élèves lisent des mots sans en comprendre le sens, il préconise un «dictionnaire mental» le plus large possible, afin de se confronter, dans un texte, à un minimum de mots inconnus. Le linguiste suggère également d'utiliser un «cahier de mots» pour faire le lien entre ceux appris à l'école et ceux de la famille. Les syndicats se sont déjà vivement opposés à une telle réforme.
Retour aux fondamentaux
Le ministre de l’Education insiste depuis six mois sur l’importance de maîtriser les bases de la langue française et du calcul dès le primaire:

L'apprentissage de la lecture
Gilles de Robien met la fin de la méthode globale (fondée sur la photographie de mots entiers) d'apprentissage de la lecture en France, à compter de la rentrée 2006, lui préférant la méthode syllabique (fondée sur le déchiffrage des lettres). Les instituteurs se gaussent.
La leçon de grammaire
Un cours «à part entière», selon le ministre qui prévoit une simplification de la grammaire, notamment de ses termes. Une initiative jugée inutile par les instituteurs, qui affirment que cette matière est déjà inscrite à leur emploi du temps.
Le calcul mental
Le 7 mars, Gilles de Robien instaure 15 minutes de calcul mental par jour en primaire et l’apprentissage des quatre opérations (addition, soustraction, multiplication, division), dès la grande section de maternelle.