Sarkozy et «la France qui se lève tôt»

« J'entends ce que les gens disent et ils entendent ce que je dis. » En se rendant au marché de Rungis hier matin, Nicolas Sarkozy voulait aller à la rencontre de « la France qui se lève tôt ». Accueilli plutôt chaleureusement, le candidat de l'UMP e...

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On l'accueille, tantôt avec sympathie, tantôt avec une indifférence polie. Seule une employée de la poissonnerie profite d'une pause café du candidat pour l'apostropher vivement: "Votre campagne publicitaire, combien de milliards elle va coûter, et qui paye?", tempête-t-elle.

On l'accueille, tantôt avec sympathie, tantôt avec une indifférence polie. Seule une employée de la poissonnerie profite d'une pause café du candidat pour l'apostropher vivement: "Votre campagne publicitaire, combien de milliards elle va coûter, et qui paye?", tempête-t-elle. — Dominique Faget AFP

« J'entends ce que les gens disent et ils entendent ce que je dis. » En se rendant au marché de Rungis hier matin, Nicolas Sarkozy voulait aller à la rencontre de « la France qui se lève tôt ». Accueilli plutôt chaleureusement, le candidat de l'UMP en est ressorti conforté dans ses convictions de « vouloir libérer le travail (...), qu'il soit enfin récompensé », même si les employés du marché lui ont surtout parlé de pénibilité et de retraite à 55 ans pour les travailleurs de nuit. Durant plus de deux heures, Nicolas Sarkozy a sillonné les étals de poissons, d'abats ou de volailles, écoutant revendications et critiques aussi quand un jeune Français d'origine immigrée lui rappelle qu'il « n'est pas une racaille », qu'il « se lève tous les jours à trois heures du matin » et qu'il « ne peut pas se loger ».

Le candidat n'a pas oublié de tacler Ségolène Royal : « Je veux faire une campagne de fond (...). Elle fait une campagne d'image. On ne fait pas le même métier. »

David Carzon

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