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Publié le 29 octobre 2006.
 Marseille, largement épargnée par les violences urbaines en 2005 mais touchée ce week-end avec une femme grièvement brûlée dans l'incendie d'un bus, n'a pas de banlieues sensibles comme en région parisienne, mais des quartiers très pauvres dans la ville.

"A Marseille, il n'y a pas de banlieue. Nous avons des cités et des zones d'exclusion mais les exclus sont dans la ville", soulignait en 2005 Emile Temime, spécialiste des migrations à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, estimant alors que cette proximité avait contribué à éviter l'explosion de violences urbaines. "La ségrégation existe à Marseille mais elle est moins forte qu'ailleurs", rappelait-il, rejoint dans cette opinion par d'autres sociologues.

"Celui qui habite à Marseille a les mêmes difficultés socio-économiques mais il a aussi une identité", rappelait Jean Viard, directeur de recherche aux CNRS, en rappelant la tradition d'immigration et de métissage de la deuxième ville de France. Passion pour le foot, lieux de mixité sociale comme la plage ou les évenements culturels, maillage associatif fort depuis des dizaines d'année, ont contribué au calme à Marseille en 2005, au plus fort de la vague de violences urbaines ailleurs en France, pour les sociologues et historiens.

Tous, y compris les travailleurs sociaux, soulignaient cependant que la ville n'était pas à l'abri d'incidents en raison de la dégradation de la situation économique et sociale de certains habitants. Marseille demeure une des villes les plus pauvres de France avec un revenu médian "nettement inférieur à celui de Lyon ou de Nice", selon une enquête de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) parue en septembre. "En 2001, la moitié des ménages marseillais déclarait un revenu inférieur à 12.800 euros", souligne l'institut en notant "des zones de grande pauvreté dans presque tous les arrondissements du centre et du nord" de la ville.

Le quartier où le bus a été incendié samedi soir, entre la cité des Oliviers et celle des Lilas (13e arrondissement), fait partie de ces zones de grande pauvreté, montre l'enquête de l'Insee. A la Régie des Transports Marseillais (RTM), on juge cependant que cette zone n'est pas particulièrement plus difficile que d'autres.
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