L'économie patine aussi

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Contrats ratés faute de train, magasins désertés, chantiers paralysés: cet épisode neigeux tardif plombe le moral, mais aussi les affaires. « On pense à tort que l'agriculture et le tourisme sont les plus vulnérables mais ces aléas climatiques affectent l'activité de deux entreprises sur trois», note Jean-Louis Bertrand, directeur chez Meteo Protect et auteur de La Gestion du risque météo en entreprise. Si les intempéries devaient durer comme prévu jusqu'à jeudi, la facture pourrait atteindre 600 à 1 200 millions d'euros selon ses estimations.

Principales victimes : les transports. Les trois épisodes neigeux de l'hiver 2010-2011 avaient coûté plus de 150 millions d'euros à la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) et 70 millions à Air France-KLM. Les commerces aussi sont très exposés, notamment en périphérie. « Pour les achats d'impulsion ou la restauration, pas de report, ce sont des ventes perdues », explique Jérôme Soares, directeur marketing de Climpact-Metnext. Un effet amplifié en cette sortie d'hiver où vêtements légers et recettes printanières s'affichent en vitrine. Maigre consolation: le redoux attendu ce week-end devrait limiter ce manque à gagner, notamment dans les hypermarchés. C. P.

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