VIDEO. Gare de Lyon Part-Dieu: Vaste opération de police après des débordements dans un train, 30 interpellations

VIOLENCES Les contrôleurs ont été dépassés par le comportement de certains passagers et ont demandé leur évacuation…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la gare  de Lyon Part-Dieu.

Illustration de la gare de Lyon Part-Dieu. — Elisa Riberry / 20 Minutes

Trente personnes ont été interpellées ce samedi matin lors d’une importante opération de police à bord d’un train bloqué en gare de Lyon Part-Dieu (Rhône). Selon France 3 Rhône-Alpes, le TGV de 7h11 reliant Paris à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), et transportant près de 200 personnes, a été détourné sur Lyon en raison de débordements.

« En tout il y avait une centaine de fauteurs de trouble appartenant à la communauté des gens du voyage. Ils se rendaient à la station de ski des Gets (Haute-Savoie). Dans le train, ils étaient fortement éméchés, fumaient, avaient mis la musique à fond. Ils ont sali les rames mais pas dégradé au sens pénal du terme. Et ils ont fait peur au contrôleur et à des passagers », a rapporté la police.

« Deux rames de jeunes gens excités et dont certains étaient alcoolisés, ont commis des incivilités et des dégradations mais il n’y a pas eu de violences », a précisé de son côté la préfecture. Deux voyageurs choqués ont été pris en charge par les secours.

30 personnes arrêtées, 50 autres ont été évincées du train

En fin de journée, toutes les personnes interpellées avaient été remises en liberté, sauf une toujours en garde à vue après des coups au visage à l’encontre d’un policier au moment de son arrestation, selon la police. Outre les 30 personnes arrêtées, 50 autres ont été évincées du train, qui est finalement reparti vers Evian avec 1h45 de retard.

En tout, une centaine de forces de l’ordre, associant police nationale, police ferroviaire, police municipale et militaires de l’opération Sentinelle, sont intervenues. C’est le contrôleur qui avait demandé l’intervention de la police face à un groupe « nombreux, très turbulent et difficilement gérable », indique la SNCF. Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, qui a fait de la sécurité dans les trains un de ses chevaux de bataille, a réagi estimant ces faits « d’une extrême gravité » symbole, selon lui, « de la déliquescence de l’autorité de l’État ».

Le TGV est finalement reparti en fin de matinée. Le train, qui devait aller jusqu’à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), a eu pour terminus exceptionnel la gare d’Annemasse, a indiqué la SNCF.