Deux policiers blessés à Champigny: Une enquête ouverte sur l'organisation de la soirée

ENQUETE Les organisateurs de cette soirée non autorisée n'ont pas été formellement identifiés...

20 Minutes avec AFP

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La zone industrielle où s'est déroulée la soirée privée du Nouvel An qui a dégénérée à Champigny après l'irruption d'une centaine de personnes. Lors de la dispersion de la foule, des incidents ont éclaté notamment l'agression de deux policiers.

La zone industrielle où s'est déroulée la soirée privée du Nouvel An qui a dégénérée à Champigny après l'irruption d'une centaine de personnes. Lors de la dispersion de la foule, des incidents ont éclaté notamment l'agression de deux policiers. — THOMAS SAMSON / AFP

Trois jours après le passage à tabac de deux policiers à Champigny-sur-Marne en marge d’une soirée du Nouvel An, une enquête distincte a été ouverte sur les conditions d’ organisation de ces festivités non autorisées, a-t-on appris auprès du parquet de Créteil, confirmant une information de franceinfo.

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Le propriétaire du hangar où s’est déroulée la soirée a été entendu mardi soir par les enquêteurs du commissariat de Champigny-sur-Marne, chargé de l’enquête. «Il a assuré qu’il louait la salle à une église évangélique», a-t-on précisé de même source. L’enquête a été ouverte pour «mise en danger de la vie d’autrui» et «ouverture au public d’un établissement sans autorisation». Les organisateurs de la soirée n’ont pas encore été formellement identifiés.

Un local ne pouvant recevoir du public

Lors d’une conférence de presse mardi, Christian Fautré, premier adjoint PCF au maire de Champigny-sur-Marne, avait affirmé que la soirée privée, organisée dans un hangar d’une zone industrielle, n’avait été autorisée ni par la mairie, ni par la préfecture. «C’est un local d’activité économique, il n’est pas enregistré comme pouvant recevoir du public», avait-il dit, dénonçant l’organisation «déplorable» de la soirée, qui a conduit aux débordements et au passage à tabac des deux policiers.

L’enquête concernant l’agression des deux policiers, pour laquelle aucune personne n’a pour l’heure été interpellée, a été confiée à la Sûreté territoriale. Tous deux ont été blessés, peu avant minuit, alors que la soirée était en train de dégénérer. Le tarif attractif a attiré environ 600 personnes, bien plus que ce que la salle peut accueillir. Furieux d’être refoulé à l’entrée, un groupe d’individus a alors forcé l’accès, saccagé la salle et détérioré le mobilier urbain avant de s’en prendre aux forces de l’ordre. 

Le capitaine de police, qui a eu le nez cassé, et la gardienne de la paix, rouée de coups au sol et souffrant de contusions au visage, se sont vu prescrire dix et sept jours d’incapacité totale de travail (ITT). Il n'y a, pour l'heure, eu aucune interpellation dans ce volet du dossier. 

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