Vincennes: Leur évasion échoue, ils mettent le feu au centre de rétention et font quatre blessés

FAITS DIVERS Parmi les quatre blessés, on compte trois policiers…

F.H. avec AFP

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En 2008, un incendie s'était déjà déclenché dans le centre de rétention administrative de Vincennes (Val-de-Marne).

En 2008, un incendie s'était déjà déclenché dans le centre de rétention administrative de Vincennes (Val-de-Marne). — CHESNOT/SIPA

Un incendie a touché treize chambres du centre de rétention administrative de Vincennes (Val-de-Marne), ce mardi. Le feu s’est déclaré vers 6h du matin après une tentative d’évasion ratée. « Il y a eu plusieurs départs de feu par des personnes qui n’étaient pas contentes de s’être fait rattraper lors d’une évasion qui a échoué », a expliqué une source policière à l’AFP.

Deux personnes intoxiquées

Lors de ce sinistre, quatre personnes ont été légèrement blessées, dont trois policiers. Parmi les personnes légèrement intoxiquées par les fumées, seules deux ont été transportées à l’hôpital, un policier et une personne retenue, a indiqué à l’AFP un porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris.

Le CRA de Vincennes – où sont retenus des étrangers en situation irrégulière, situé dans le Bois de Vincennes – compte 178 places, selon la Cimade, association habilitée à intervenir dans les CRA. L’asso rappelle qu’un incendie s’était déjà déclaré dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2016 dans ce centre, sans faire de blessés. En 2012, sept étrangers s'étaient enfuis de ce centre de rétention.

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« Les fonctionnaires ne sont pas suffisamment nombreux, les retenus en ont conscience et ils jouent sur les faiblesses des moyens humains et matériels », a déploré auprès de l’AFP un fonctionnaire du centre, où le préfet de police Michel Delpuech s’est rendu dans la matinée.

Le CRA de Vincennes a connu un mouvement de grogne des fonctionnaires de police cet automne face au projet d’ouverture d’une extension d’une soixantaine de places dans deux préfabriqués. Environ 60 % des personnels de police s’étaient alors mis en arrêt maladie pour protester contre le manque d’effectifs. L’ouverture de cette extension, prévue fin octobre, avait été repoussée au mois de décembre, a-t-on rappelé de source policière.