François Hollande a fait sa tournée d'adieux

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Publié le 15 mai 2012.

POLITIQUE - Avant son investiture, le président élu a tourné, au moins pour cinq ans, certaines pages de son ancienne vie...

Avant d’écrire «une nouvelle page» d’un «même livre», François Hollande a voulu conclure plusieurs chapitres. Vendredi il faisait ses adieux à la Corrèze. Et lundi, veille de son entrée à l’Elysée, il a salué la presse pour une dernière fois à son QG de transition, avec une liberté de ton de candidat. Dans une brève allocution, il est revenu sur la «cohabitation pas toujours aisée» avec la centaine de journalistes qui l’ont suivi pendant la campagne.

«Nos relations seront maintenant plus codifiées», prévient-il sur l’estrade, micro à la main, annonçant la fin des «off». «D’autres parleront à ma place, c’est la loi du genre», dit-il. «Quelle tristesse pour moi qui ait pris l’habitude de parler avec la presse», a-t-il plaisanté, revenant à la fois sur la campagne et se projetant dans le futur. «Je sais qu’il n’y aura aucune pitié, aucune indulgence. Je n’attends rien de vous, ça tombe bien, vous me le ferez sentir assez rapidement», a-t-il conclu, s’attendant à être battu froid rapidement.

 
En fin de journée, c’est au PS que François Hollande a dit au revoir. A son arrivée, salle de la Mutualité, à Paris, où les socialistes tiennent leur Conseil national sur les législatives, une longue acclamation l’accueille. «C’est la dernière fois que je m’exprime devant vous pour au moins cinq ans. Je suis président élu encore libre pour quelques heures de ses mouvements», débute-t-il. Car il a l’a répété, une fois en fonction, il ne participera à «aucune instance partisane» et ne mènera pas le combat des législatives qu’il laissera au PS.
 

«L’avenir du quinquennat va se décider le mois prochain»

 Un parti et des élus à qui il a dit toute sa «gratitude» et «sa reconnaissance». «Rien n’est possible sans l’appui d’un grand parti, de ses dirigeants, de ses groupes parlementaires, de ses élus», a-t-il détaillé. La «première condition de la victoire», a-t-il expliqué, c’est «l’unité» et elle était «au rendez-vous», s’est-il félicité déclenchant des applaudissements.

Le socialiste est revenu sur la «joie intense» du 6 mai mais a mis en garde: «C’est une lourde responsabilité qui m’a été confiée dans un contexte d’exceptionnelle gravité. Le plus dur commence nous dit-on. Je vous le dis tout net: si ce qui nous attend n’était pas dur, nous n’aurions pas gagné la présidentielle. C’est parce que c’est difficile que les Français se sont tournés vers nous, pour que l’effort soit juste.»

S’il «goûte ce moment» avant «l’éclipse», le président élu donne toutefois sa feuille de route: remporter les législatives. «C’est l’avenir du quinquennat qui va se décider le mois prochain», lance-t-il. Et le président élu de se mettre déjà dans la peau du président en fonction: «Vous me manquerez sûrement mais moi je ne dois en aucun cas manquer à la France.» Nouvelle standing ovation d’adieux des élus qui ne reverront qu’épisodiquement et dans un cadre très précis celui qui a passé onze ans à leur tête.
 
 
 
Maud Pierron
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