Le 22 juin, Cécile Duflot ne sera plus secrétaire nationale d'EELV

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Publié le 8 mai 2012.

POLITIQUE - Pour occuper une place dans le gouvernement de François Hollande?...

Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, a annoncé lundi qu'elle quitterait son poste de secrétaire nationale le 22 juin et appelé le Conseil fédéral (parlement) d'EELV à voter le principe d'une entrée au gouvernement que va former François Hollande.

Les législatives seront «mon dernier combat» comme patronne d'EELV, «j'y mettrai toutes mes forces» et «le 22 juin, ce sera quelqu'un d'autre», a dit à la presse la candidate aux législatives à Paris et possible future ministre, après son discours devant le Conseil fédéral d'EELV réuni à Créteil. Pascal Durand, actuel porte-parole d'EELV, est favori pour lui succéder.

«51,6% (total de François Hollande) moins 2,3% (le score d'Eva Joly), ça ne fait pas 50%!»

«Le gouvernement qui vient, la majorité qui vient, doit être celle de l'audace, du changement, nous devons faire ce pari» et «passer clairement à une écologie de l'action et de la responsabilité», a-t-elle dit devant quelque 200 délégués EELV réunis à Créteil, qui doivent voter mardi sur cette question de la participation gouvernementale. Ce vote devrait être «archi-majoritaire» selon la direction.

Devant notamment Dominique Voynet, Jean-Vincent Placé et Yannick Jadot, dont les noms circulent, la patronne d'EELV, qui pourrait ausi devenir ministre, a dit la «fierté des écologistes à avoir apporter leur pierre» à la victoire car «51,6% (total de François Hollande) moins 2,3% (le score d'Eva Joly), ça ne fait pas 50%!» «En ayant peur de décevoir, on n'ose rien faire», a lancé la candidate aux législatives à Paris, appelant à une «responsabilité historique». «C'est vous qui prendrez cette décision en conscience», «permettez-moi de vous proposer un cap et un chemin», on a «l'obligation au moins d'essayer», a-t-elle dit.

«Ne cherchons pas le pouvoir pour le pouvoir»

Mais, a-t-elle prévenu, «ne cherchons pas le pouvoir pour le pouvoir, mettons l'écologie au pouvoir pour transformer le pouvoir» sans «se bercer d'illusion car rien ne sera facile». Malgré les lourdes divergences sur le nucléaire, notamment avec le projet du président socialiste, Cécile Duflot, qui a été très applaudie, a déclaré qu'il faudrait être «capable d'imposer le débat dans ce pays», mais surtout ne pas aller au gouvernement «à reculons ou par obligation».

Avant elle, Eva Joly avait aussi dit clairement «oui» à une «coalition gouvernementale» avec des écologistes «actifs, mobilisés et solidaires», sous les applaudissements. «Croire qu'en restant sur le quai de la gare nous aurions davantage d'influence est une vue de l'esprit. Sans ministres issus d'EELV au sein du gouvernement, les écologistes aboieront et la caravane du productivisme continuera son chemin comme si de rien n'était», a souligné l'ex-candidate.

Mme Joly, dont certains responsables pensent qu'elle veut une place au gouvernement, a souligné: «On dit de François Hollande que c'est un homme de synthèse. Et bien je l'appelle à faire une synthèse politique nouvelle entre le meilleur de la tradition socialiste et le meilleur de l'innovation écologiste».

>> Retrouvez les résultats définitifs du second tour de la présidentielle par ici

Avec AFP
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