Présidentielle: Les éditorialistes français saluent l'élection de François Hollande

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Publié le 7 mai 2012.

REVUE DE PRESSE - Les éditorialistes sentent un vent nouveau souffler sur la France, mais «le plus dur commence» pour le président socialiste...

Une saveur d'autrefois. L'élection de François Hollande à l'Elysée est saluée ce lundi par la presse nationale et régionale pour qui cette victoire de la gauche en 2012 «fait renaître 1981» et donne «un nouveau parfum du 10 mai» tout en soulignant que «le plus dur commence» pour le nouvel élu.

«Pour le peuple de gauche, 2012 fait renaître 1981, redonne de la vie et des couleurs à ces images vieillies, sépia, qui semblaient condamnées aux livres d'histoire...», se réjouit Nicolas Demorand dans Libération. «Il y a eu le 10 mai. Maintenant il y aura le 6 mai. Pour nombre d'électeurs de gauche, l'élection de François Hollande est aussi belle que celle de François Mitterrand», surenchérit Jorge D'Hulst, dans Libération Champagne.

«L'indice d'une puissante aspiration au changement»

Pour Patrick Apel-Muller dans l'Humanité, «la victoire de François Hollande est l'indice d'une puissante aspiration au changement.» Et le journaliste d'ajouter: «Si la formidable campagne du Front de gauche trouve des prolongements dans l'élection des législatives, il sera possible de fortifier un mouvement populaire qui devra se faire entendre puissamment.» «François Hollande est devenu dimanche soir le deuxième président socialiste de la Ve République. Désormais, il est donc le président de tous les Français», constate pour sa part Etienne Mougeotte dans le Figaro.

«La gauche, enfin! Depuis près d'un quart de siècle, elle n'avait plus remporté la victoire à l'élection majeure», rappelle Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi. «François Hollande peut se féliciter: avec son élection, il marche sur les pas de François Mitterrand», affirme Christine Clerc dans le Télégramme.

«Propulsé par le formidable tremplin des primaires inventées par le parti socialiste, établi depuis six mois sur le devant de la scène, François Hollande a fait de bout en bout la course en tête», relève Peter Pfeil dans les Dernières Nouvelle d'Alsace. Jacques Camus dans La République du Centre note de son côté que: «C'est en se posant en candidat de la normalité que François Hollande aura remporté un succès historique construit patiemment depuis un an.»

François Hollande «n'aura aucun répit»

Les éditorialistes, après avoir salué la victoire de France Hollande et relevé la défaite de Nicolas Sarkozy, soulignent rapidement que «le travail (pour François Hollande) ne fait que commencer et il sera rude, dès demain», écrit Nicolas Demorand. Pour Dominique Quinio dans La Croix: «C'est sur les épaules de François Hollande que repose désormais le poids des responsabilités présidentielles, si lourdes à l'heure d'une crise économique et financière qui n'en finit pas de secouer l'Europe».

Même constatation pour Etienne Mougeotte: «C'est désormais Hollande qui va conduire la France et les Français à travers les récifs périlleux d'un monde dangereux et d'une Europe chahutée par la crise et les marchés». «Sans rose ni poing, il (François Hollande) a endossé le costume du leader. Dès aujourd'hui, les dossiers épineux attendent le futur locataire de l'Élysée. Il n'aura aucun répit», conclut Philippe Palat dans le Midi Libre.

Avec AFP
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