Présidentielle: Hollande redécolle, Sarkozy lâché

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Publié le 26 janvier 2012.

LA COURSE 2012 - Le candidat socialiste s'imposerait largement au second tour, selon l'étude CSA pour «20 minutes», BFMTV et RMC...

Le deuxième étage de la fusée Hollande s’est donc bien allumé au Bourget, dimanche. Après les cimes du mois d’octobre (près de 62% au second tour), le blues post-primaires (57% début janvier), le candidat PS repart à la hausse selon l’étude CSA réalisée pour 20 Minutes, BFMTV et RMC: 31% au premier tour, +6% par rapport à Nicolas Sarkozy.

De mémoire de sondeurs, on n’avait même jamais vu un tel écart au second tour (60%-40%) à trois mois de l’échéance (en janvier 1988, Mitterrand était par exemple crédité de 57% face à Chirac). «Ce qui est très intéressant, c’est que le différentiel se creuse à un moment où les Français s’intéressent de plus en plus à la présidentielle (+7% en deux semaines, 73% des Français se disent intéressés par la campagne), notamment les classes populaires. Cela donne d’autant plus de poids à ces estimations», analyse Jérôme Sainte-Marie de CSA.  

Pas de panique à l'Elysée?

Entre le meeting du Bourget, l’annonce du programme de Hollande ce jeudi et la prise de parole de Sarkozy, dimanche prochain à la télévision, la période est en effet charnière. «La dynamique après le Bourget est indéniablement de leur côté mais une nouvelle séquence va s’ouvrir ce week-end», estime Valérie Rosso-Debord, députée UMP. Pas question pour l’Elysée de céder à la panique et de changer son timing de campagne avec une annonce de candidature début mars: «Nous gouvernons, pas question d’infléchir par rapport à des sondages», glisse un parlementaire. Pourtant, la progression de Hollande est parfois impressionnante. Depuis deux semaines, il a beaucoup gagné chez les classes populaires, par exemple chez les employés (45% d’intention de vote au premier tour, +20 points).

Derrière une Marine Le Pen distancée par Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou progressent. L’ascension du président du MoDem reste cependant fragile puisque seulement 33% des sondés estiment être sûrs de voter pour lui alors que 67% des sondés pro-Hollande se revendiquent sûrs de leur choix. Le défi pour le candidat PS va maintenant être de prévenir ses troupes contre tout triomphalisme. «Nous ne sommes pas dans l’excès de confiance, je le constate tous les jours autour de moi. La campagne est encore longue, difficile. Et nous avons surtout le souvenir des trois précédentes perdues», glisse Michel Sapin, responsable du programme au PS.

Matthieu Goar
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