Présidentielle 2012: L'aile dure de la droite italienne salue Marine Le Pen à Rome

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Publié le 22 octobre 2011.

POLITIQUE - La présidente du Front national termine ce samedi son tour d'Italie...

De notre envoyée spéciale en Italie

Troisième et dernier jour du tour d’Italie pour Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à la présidentielle. Après sa «visite privée» à Vérone, où elle a rencontré des membres du petit parti «Droite sociale», associé au parti de Silvio Berlusconi, puis une table-ronde avec Daniela Santanchè, sous-secrétaire «à la mise en œuvre du programme» de ce même gouvernement, c’était à Rome, ce samedi matin, que la frontiste venait présenter la traduction en italien de son livre «A contre-flots».

L’occasion était de présenter, au palais Ferrajoli, une Marine Le Pen version femme, et non politique, mettant en lumière sa vie et son parcours professionnel. Une occasion «pour que les Italiens me connaissent mieux», a-t-elle notamment souligné. Mais la politique n’était pas bien loin, car à la question de savoir comment elle voyait l’élection de 2012, elle répondait : «La présidentielle est très ouverte. Je pense ma présence au deuxième tour éminemment crédible».

Veuve du chef du parti fasciste d'après-guerre

A la table de Marine Le Pen, se plaçait le parlementaire Francesco Aracri, membre de la direction nationale du parti de Silvio Berlusconi, le «Peuple de la liberté». L’élu, «venu simplement parler de droite moderne en Europe», comme il le confiait à 20 Minutes, n’était pourtant pas prévu au programme. Il avait cependant pris la peine d’éditer un communiqué de presse intitulé « A Marine Le Pen je réponds : renforcer l’Europe avec des Etats-Nations plus forts ‘dans’ l’Europe, et non ‘hors’ de l’Europe’».

Construire «l'Europe des cathédrales»

Mais la vedette de ce matin était Assunta Almirante, veuve de Giorgio Almirante, le chef du «Mouvement social italien» (MSI), un mouvement fasciste créé après la Seconde guerre mondiale, transformé en Alliance nationale, avant de subir de nouvelles scissions. Prenant la parole au sein du public, cette femme, dépositaire de l’héritage du MSI et très respectée au sein de l’extrême droite italienne, se déclarait toute «à la joie» de voir Marine Le Pen», rappelant son affection pour son père Jean-Marie Le Pen.

Autre invité dans le public, Sforza Lillio Ruspoli, surnommé «le Prince», ancien candidat à la mairie de Rome, et dont le slogan était «mieux vaut les nobles que les ignobles». A 20 Minutes, le vieil homme a déclaré qu’il souhaitait aujourd’hui le rassemblement des forces afin de construire «une Europe des cathédrales», «une Europe chrétienne, qui ferait alliance avec les Russes orthodoxes».

A Rome, Anne-Laëtitia Béraud
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