VIDEO. Documentaire sur Macron: Cinq séquences clés de la campagne du candidat

PRESIDENTIELLE Le film « Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire » a été diffusé lundi soir sur TF1…

M.C.

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Extrait du documentaire «Emmanuel Macron, les coulisses d'une victoire», diffusé lundi 8 mai 2017 sur TF1.

Extrait du documentaire «Emmanuel Macron, les coulisses d'une victoire», diffusé lundi 8 mai 2017 sur TF1. — TF1

La campagne avec Macron, comme si vous y étiez. « La condition était qu’il ne ferme jamais aucune porte », raconte Justine Planchon, une des dirigeantes de la société de productions derrière le film Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire, diffusé lundi soir sur TF1. En 90 minutes, le réalisateur Yann L’Hénoret, déjà auteur du documentaire Dans l’ombre de Teddy Riner, raconte ses huit mois passés dans celle du candidat élu dimanche à la présidence de la République.

Deux cents jours pendant lesquels Emmanuel Macron a accepté de porter en permanence un micro-cravate, qu’il n’a jamais éteint sauf pour « ses moments privés ». Dans un montage sobre et sans commentaires, le réalisateur dit avoir voulu montrer « les hauts, les bas, les petites erreurs qui ont pu être commises, les mésaventures, les obstacles ». Un documentaire plutôt à l’avantage du futur 8e président de la Ve République, qui révèle les coulisses de plusieurs moments clés de la campagne. 20 Minutes a sélectionné cinq séquences.

 

  • Pendant la visite épique chez Whirlpool : « Faut prendre le risque ou vous finissez comme Hollande : vous êtes mort ! »

Cet épisode de l’entre deux tours est entré dans les annales (de la campagne, au moins). Mercredi 26 avril, Emmanuel Macron est à Amiens avec les syndicalistes de Whirlpool, qui lui reprochent de ne pas aller voir les ouvriers sur le site. Il réagit aussitôt, une demi-heure avant la visite surprise de Marine Le Pen : « J’irai les voir », promet-il.

Il sermonne son équipe : « Ce déplacement n’était pas bien monté. Je l’ai senti tout de suite. On n’a que des craintes parce qu’on est des bourgeois (…) Je ne peux pas paraître planqué. Je passe devant les grilles (de l’usine) et je vais à la chambre de commerce ! Je n’ai jamais fait ça ! ». La séquence culmine avec cette sortie : « Si vous écoutez les mecs de la sécurité, vous êtes comme Hollande. Vous êtes mort. »

 

  • Le ralliement de Bayrou

Un tournant dans la campagne. Le 22 févier, François Bayrou renonce à la présidentielle. Avant l’annonce de son ralliement au futur président, les deux hommes sont filmés, attablés dans un coin d’une salle de restaurant déserte. « C’est un truc bizarre, président de la République, souffle le maire de Pau à son cadet. Vous avez pas l’âge qu’il faut mais ça fait rien. Si vous pouvez réussir là où j’ai failli (…) je vous aiderai ».

 

  • « Oh merde, deuxième fois putain… ! »

Le candidat est attentif aux résultats. Ceux que pronostiquent les sondages, et ceux du championnat de France de football aussi. Ce jour-là, Monaco a battu l’OM. « Ah non mais on s’en fout ! », le calme la future première dame.

 

  • Valls, le « traître qui a flingué Hollande »

Jeudi 1er décembre. François Hollande renonce officiellement à se représenter. Le candidat d’En Marche ! évoque avec son équipe les candidats à la primaire à gauche : Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Manuel Valls. « Pour beaucoup de militants hollandais, le report sur Valls sera très compliqué », juge Macron. Avant de dézinguer l’encore Premier ministre : « S’il y a un traître et quelqu’un qui a flingué Hollande, c’est Valls ».

 

  • Le discours ému après le décès de Corinne Erhel

Elle est décédée vendredi soir, en pleine réunion publique de soutien à Emmanuel Macron, dont elle avait rejoint le mouvement cette année. La mort de la députée PS Corinne Erhel, deux jours avant le second tour, a choqué la classe politique française. Son collègue de l’Assemblée nationale Christian Eckert lui a rendu un hommage poignant. Emmanuel Macron, qui a réuni ses troupes dimanche avant l’annonce des résultats, a des mots émus pour elle :