VIDEO. Ralliement de Dupont-Aignan à Le Pen: Les maires de l'agglomération qu'il préside demandent sa démission

PRESIDENTIELLE Ils dénoncent « un problème de valeurs » et une décision « indéfendable »…

M.C.

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Nicolas Dupont-Aignan à Yerres, le 12 avril 2017.

Nicolas Dupont-Aignan à Yerres, le 12 avril 2017. — Jacques Witt/SIPA

  • 350 manifestants se sont réunis à Yerres, la ville dirigée par Nicolas-Dupont-Aignan
  • Les maires de la communauté d'agglomération qu'il préside demandent sa démission

Cette alliance avec le FN, « c’est la stupéfaction et aussi le choc », réagit une manifestante de 74 ans devant la mairie de Yerres (Essonne). L’annonce, samedi, du ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen pour le deuxième tour de la présidentielle, a provoqué des réactions dans la France entière, mais aussi dans la ville que dirige le député-maire : 350 personnes, selon la police se sont rassemblées dimanche aux cris de « Dupont démission ».

Quasiment au même moment, une autre assemblée se réunissait, et parvenait à une conclusion identique : les maires des huit communes qui composent, avec Yerres, la communauté d’agglomération Val d’Yerres Val de Seine, ont décidé de demander la démission de Nicolas Dupont-Aignan de ses fonctions de président de l’agglomération.

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C’est « un problème de valeurs », une décision « indéfendable »

« Nous étions tous là, à l’exception » de Nicolas Dupont-Aignan, explique au Parisien Georges Tron, maire de Draveil et vice-président de la communauté d’agglomération. Les maires (un socialiste, sept de droite) ainsi que le président du conseil départemental de l’Essonne François Durovray (premier vice-président de l’agglomération) ont rédigé une lettre à l’ex-candidat de Debout la France dans laquelle ils lui ont demandé « de remettre son mandat à la communauté d’agglomération », a expliqué George Tron. Pour lui, c’est « un problème de valeurs. Cette décision de se rattacher à l’extrême droite sans même nous prévenir, est à mon sens indéfendable. »

Dans le courrier qui sera envoyé au député-maire « dès le début de la semaine », publié par le Parisien, les signataires écrivent : « Votre choix de ralliement à Marine Le Pen, candidate de l’extrême droite, parce qu’il heurte violemment les valeurs qui nous rassemblent et qui fondent justement le pacte républicain, ne vous permet plus de créer les conditions de la confiance et de la concorde dans notre assemblée et donc d’exercer vos fonctions de Président. » Les manifestants ont eux lancé un nouvel appel au rassemblement, lundi à 15h.