Présidentielle: Jean-Luc Mélenchon met en garde ses électeurs contre la «terrible erreur» d'un vote FN

ELECTIONS Le leader de la France insoumise a lancé un appel à Emmanuel Macron pour qu’il retire son projet de réforme du code du travail…

D.B. avec AFP

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Le 28 avril 2017, Jean-Luc Melenchon/ AFP PHOTO

Le 28 avril 2017, Jean-Luc Melenchon/ AFP PHOTO — AFP

Face aux critiques, il a voulu clarifier sa position. Invité du JT de TF1, le leader de la France insoumise a mis en garde ses électeurs contre la « terrible erreur » d’un vote FN.

« Ma position n’est pas le « ni-ni ». Je ne voterai pas Front national et je dis à chacun de ne pas le faire », a indiqué Jean-Luc Mélenchon.

Refusant de dire pour sa part s’il votera blanc ou pour Emmanuel Macron, Jean-luc Mélenchon a rappelé qu’aux régionales de 2015 déjà il n’avait pas appelé au « front républicain ». Prenant ses distances avec le « front républicain », qui consiste à « donner des brevets de pompier à des pyromanes », il s’est justifié en disant qu'« en 2002, on pensait que c’est un accident », désormais « à toutes élections », « on nous tord le bras ».

Il interpelle Macron

« Il n’y a pas d’ambiguïté dans ma position (…) Je ne voterai pas Front national, je combats le Front national. Et je dis à tous ceux qui m’écoutent : ne faites pas la terrible erreur de mettre un bulletin de vote pour leFront national car vous pousseriez le pays à un embrasement général dont personne ne voit le bout », a déclaré le candidat de la France insoumise.

Allant jusqu’à se voir en futur chef d’une majorité de gauche, Jean-Luc Mélenchon a donné un « conseil » au candidat d'En Marche !, favori d’après les sondages pour le second tour de la présidentielle face à la candidate FN.

« Au lieu de m’insulter, au lieu de tordre le bras de mes amis et de les maltraiter, pourquoi par exemple ne ferait-il pas un geste ? Marine Le Pen essaye au moins de parler aux Insoumis », s’est-il interrogé.

« Lui, il pourrait faire un geste, il pourrait leur dire : "écoutez je vous ai compris, je retire mon idée de réforme de code du travail (…) pour que vous puissiez faire un mouvement vers moi" », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon, en référence à la volonté d’Emmanuel Macron de réformer à nouveau le code du travail, par ordonnances, à l’été.

« Monsieur Macron, il faut faire quelque chose, vous ne pouvez pas vous contenter de venir et de dire : "je veux un vote d’adhésion". Non, nous n’adhérons pas à vos thèses. Il prend des risques en se comportant comme il le fait », a jugé M. Mélenchon.

« A mon avis, la France va se débarrasser de Marine Le Pen à cette élection, et nous, dans un mois, nous allons tous ensemble nous débarrasser de la politique d’Emmanuel Macron » à l’occasion des législatives, a dit cet eurodéputé.

Et Jean-Luc Mélenchon a évoqué la possibilité pour lui d’être candidat aux législatives, par exemple à Marseille, Toulouse ou Lille. « J’attends des signes », a-t-il glissé.