Le pape François dans l'avion qui le ramène d'Egypte, le 29 avril 2017.
Le pape François dans l'avion qui le ramène d'Egypte, le 29 avril 2017. - Gregorio Borgia/AP/SIPA
  • Le pape François n'a pas voulu se prononcer entre les deux candidats
  • Il avoue ne « pas comprendre la politique intérieure française »
  • En 2016, il s'était pourtant prononcé contre Donald Trump

Le pape l’avoue « sincèrement », il ne « comprend pas la politique intérieure française ». Interrogé samedi sur l’élection présidentielle, le souverain pontife, interrogé sur la tentation des catholiques français pour le vote populiste ou extrême droite, s’est refusé à donner des conseils pour départager les deux candidats, expliquant que l’une, Marine Le Pen, représentait « la droite forte », et qu’il ne savait pas d’où venait Emmanuel Macron

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« J’ai cherché à avoir de bons rapports même avec l’ancien président (François) Hollande. Il y a eu un conflit autrefois mais on a pu en parler », a-t-il ajouté dans l’avion qui le ramenait d’Egypte, probablement en référence au débat sur le mariage homosexuel ou au rejet par le Vatican de la nomination d’un ambassadeur de France homosexuel.

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« Des deux candidats politiques, je ne connais pas l’histoire. Je sais que l’un représente la droite forte, mais l’autre, je ne sais pas d’où il vient, alors je ne peux pas donner d’avis », a-t-il dit, en riant, sans citer les noms des deux candidats. Quelques heures plus tôt, il avait appelé depuis Le Caire à lutter contre l’extrémisme et « à vivre la culture de la rencontre, du dialogue, du respect et de la fraternité ».

Le pape François s’était prononcé contre Donald Trump

Le pape avait été beaucoup moins prudent pendant la campagne électorale américaine. En février 2016, le pape François et Donald Trump, alors candidat à la primaire républicaine, avaient exposé à distance leurs profondes divergences.

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« Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne », avait lancé le pape, provoquant une réaction courroucée du magnat de l’immobilier, qui avait jugé « honteux » qu’un responsable religieux « mette en doute la foi d’une personne ».

Donald Trump s’est cependant dit impatient de rencontrer le pape lors de son déplacement en Italie fin mai pour le sommet du G7 à Taormina (Sicile). « Je reçois tous les chefs d’Etat qui en font la demande », a répondu samedi le pape, tout en précisant n’avoir pas encore été informé d’une telle « demande ».

 

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