Présidentielle: Nicolas Dupont-Aignan choisit de rallier Marine Le Pen pour le 2nd tour, après avoir passé «un accord de gouvernement»

PRESIDENTIELLE Mais il réfute tout intérêt financier pour son parti Debout La France…

Laure Gamaury

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Nicolas Dupont-Aignan après sa rencontre avec Marine Le Pen, le 28 avril 2017.

Nicolas Dupont-Aignan après sa rencontre avec Marine Le Pen, le 28 avril 2017. — AFP

C’est la première fois qu’il donne des consignes de vote. « Je soutiendrai Marine Le Pen, je ferai campagne même avec elle sur un projet de gouvernement élargi », a annoncé sur France 2 ce vendredi, Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France, qui a obtenu 4,7 % des suffrages au 1er tour de la présidentielle et s’est classé 6e.

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« J’aurais pu faire comme beaucoup de personnalités politiques, me laver les mains au second tour, l’intérêt personnel c’est de faire ça, l’intérêt de mon parti aussi, qui n’a jamais donné de consigne de vote. Mais je pense que la France est à la croisée des chemins ».

« Mme Le Pen n’est pas d’extrême droite pour moi »

En 2012, Nicolas Dupont-Aignan avait rejeté une telle alliance en raison de l’extrémisme qu’il prêtait au Front national. « Mme Le Pen n’est pas d’extrême droite pour moi », a-t-il affirmé. Pourtant, en février, il disait encore sur elle : « Il y a eu des propos qui ont évolué, c’est bien, mais l’arrière-boutique de Marine Le Pen ne correspond pas à la vitrine et son programme n’est pas sérieux ».

Tout de suite après cette annonce, le numéro 2 du mouvement, Dominique Jamet, a annoncé qu’il quittait Debout La France, comme Eric Anceau, responsable du projet du parti.

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Pour Emmanuel Macron, en meeting à Châtellerault, « Il (Nicolas Dupont-Aignan) manifeste, sans doute les finances d’une campagne présidentielle aidant, la nécessité de s’adosser à un autre parti. Il recompose cette partie-là de la droite ».

Le président de Debout La France a de son côté assuré, « c’est pas une affaire d’argent », mais bien un « accord de gouvernement ». « Mon parti sera allié à Marine Le Pen (…). Partout (…), il y aura des candidats Debout la France face à des candidats FN, les Français conserveront le choix entre deux patriotismes ».