Hervé Eurzet, retraité et président d’une société de chasse dans le petit village d’Assas, dans l’Hérault.
Hervé Eurzet, retraité et président d’une société de chasse dans le petit village d’Assas, dans l’Hérault. - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

Riches, pauvres, chômeurs, jeunes, retraités, zadistes… A l’approche de l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai, 20 Minutes est allé à la rencontre des Français de tous les âges et dans tout le pays, afin de prendre le pouls de la nation.

A chaque personne interrogée, trois questions ont été posées, toujours les mêmes. Aujourd’hui, c’est au tour d’Hervé Eurzet, 63 ans, retraité et président d’une société de chasse dans le petit village d’Assas, dans l’Hérault, d’y répondre.

Quelle première mesure doit être prise par le nouveau chef de l’Etat ?

La question de la chasse est intimement liée à celle de l’écologie. De façon générale, j’aimerais que les chasseurs soient davantage pris en considération dans les grands débats au sujet de l’écologie et l’occupation du terrain.

Parmi les mesures à prendre rapidement, on aimerait que la garderie nationale soit dirigée par les fédérations de chasse. L’ office national de la chasse et des forêts supervise les gardes-chasses nationaux. Il serait souhaitable que ce soit les fédérations qui le fassent afin de faciliter le contact sur le terrain, que ces gens-là soient davantage à l’écoute des chasseurs.

Il serait bon également de simplifier les démarches administratives, les contraintes au niveau du piégeage ou de la gestion des associations. On souhaiterait enfin que les décisions concernant la chasse se prennent au niveau régional et départemental et non pas national, avec des dates d’ouverture et de fermeture appropriées. Les contraintes ne sont pas les mêmes dans les départements du nord ou du sud de la France.

Pourquoi êtes-vous intéressé par cette élection ?

Je suis de façon générale intéressé par la vie politique dans notre pays et ses conséquences au quotidien. En tant que chasseur, j’aurais aimé que le débat permette d’avoir davantage de reconnaissance de notre passion. On voudrait enlever la mauvaise image des chasseurs. La mentalité a bien évolué. Aujourd’hui c’est une chasse raisonnée, raisonnable au niveau des prélèvements. Les contraintes que l’on s’impose nous-mêmes sont suffisantes sans que des instances nationales nous imposent des mesures supplémentaires, parfois absurdes. Les chasseurs font également beaucoup d’efforts sur les aménagements des territoires, comme le débroussaillage qui est essentiel à la protection contre les incendies. Ils favorisent le développement du gibier (ensemencements, agrainages, alimentation des points d’eau). Les contacts avec les propriétaires exploitants sont de bonne qualité. On régule les espèces nuisibles et les populations qui causent par endroits de très gros dégâts sur les récoltes. Il faut savoir que ce sont avec les deniers des chasseurs que sont indemnisés les agriculteurs pour les dégâts causés par les sangliers.

Avez-vous déjà finalisé votre vote ?

Oui. J’ai regardé les mesures proposées par les différents candidats, notamment les questions de chasse. Enfin, ceux qui en ont parlé car d’autres évitent le sujet. Leurs arguments ont influencé en partie mon choix.

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