François Fillon en meeting.
François Fillon en meeting. - SARAH ALCALAY/SIPA

Devant les sondages serrés et la grande incertitude du premier tour de la présidentielle, les candidats sortent la règle à calcul pour éviter la dispersion de leurs électeurs potentiels. « S’ils votent Le Pen, ils auront Macron ! », avertit ainsi François Fillon dans un entretien au Figaro à paraître jeudi. « Toute voix de la droite républicaine qui se porte sur le FN ou sur Nicolas Dupont-Aignan augmente le risque » d’une élection du candidat d’En marche !, affirme l’ancien Premier ministre.

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Dans cette longue interview qui paraît dans la version papier du quotidien à trois jours du scrutin, où il aborde aussi des questions d’économie ou de politique étrangère, François Fillon, interrogé sur son pronostic pour le premier tour, affirme : « je serai au second tour ». Il ajoute ne pas savoir à qui il serait opposé et affirme ne pas avoir de préférence.

Macron est « flou » sur la lutte antiterroriste, « comme sur tout le reste »

L’actuel député LR de Paris réaffirme également qu’il est « le seul candidat à pouvoir obtenir » une majorité « forte » lors des législatives de juin. Il préconise une « ouverture du gouvernement à des personnalités extérieures », mais pas « une ouverture partisane » comme en 2007 sous Nicolas Sarkozy, « qui ne fonctionne pas » et serait « un cadeau formidable au Front national ».

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Sur la question du terrorisme, le candidat de la droite confirme avoir été prévenu la semaine dernière par le ministre de l’Intérieur qu’il avait été désigné « comme une cible », jugeant « pas impossible que le candidat qui a le projet le plus radical contre le terrorisme islamique soit visé ». Il s’en prend sur ce terrain à Emmanuel Macron, jugé « flou », « comme sur tout le reste » affirmant qu'« on ne sent chez lui aucune détermination à lutter efficacement contre ce danger, qu’il n’a même pas diagnostiqué ».

Annulation du déplacement à l’Ecole 42

Seule allusion aux affaires qui ont émaillé sa campagne et lui ont valu une mise en examen notamment pour détournement de fonds publics, François Fillon, invité à dire pourquoi il n’a pas révélé les preuves des interventions du pouvoir dans les affaires le visant qu’il a dit posséder, répond : « c’est à la justice de mener son enquête ».

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Interrogé sur l’annulation du déplacement mercredi à l’Ecole 42, remplacé par une visite chez Deezer notamment avec Alain Juppé, il assure aussi qu’il ne fuit pas les oppositions, qu’il « affronte tous les matins depuis près de trois mois avec une violence inouïe ».

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