Débat présidentiel: Passe d’armes générale à propos de la directive sur les travailleurs détachés

POLITIQUE La question de cette directive européenne a amené Dupont-Aignan, Le Pen, Mélenchon et Macron à s’apostropher…

20 Minutes avec AFP

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Les onze candidats à l'élection présidentielle dans «Le Grand Débat» sur  BFM TV et CNEWS, le 4 avril 2017.

Les onze candidats à l'élection présidentielle dans «Le Grand Débat» sur BFM TV et CNEWS, le 4 avril 2017. — Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP

C’est le sujet qui a le plus provoqué de débat entre quatre postulants à la fonction présidentielle, pour différentes raisons. La question de la suppression ou non de la directive européenne sur les travailleurs détachés a donné lieu ce mardi à un débat dans le débat présidentiel à onze, entre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Nicolas Dupont-Aignan.

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« Du premier jour de mon élection, je supprimerai la directive travailleurs détachés, c’est inacceptable que des personnes viennent de Roumanie, de Pologne, d’Espagne et ne payent pas les charges sociales quand nos artisans, nos indépendants les payent », a déclaré le président de Debout la France sur le plateau de BFMTV qui organise le premier débat présidentiel à 11 candidats.

Il a regretté qu’Emmanuel Macron soit « très clair, il veut maintenir » cette directive, alors interrompu par le candidat de La France insoumise montrant du doigt celle du Front national : « non, vous vous êtes abstenue, vous », a-t-il lancé et alors qu’elle secouait la tête : « vous vérifiez votre vote, vous vous êtes abstenue (…), je vous le dis ».

Mélenchon vs Le Pen

Reprenant la parole après la fin de l’intervention de Nicolas Dupont-Aignan, Mme Le Pen a répondu n’avoir « évidemment pas voté » ce texte au Parlement européen. « Je ne veux pas de cette directive détachement, même si on respecte la loi, je la trouve profondément injuste parce qu’elle crée une priorité étrangère à l’emploi », a-t-elle développé.

S’attirant à son tour la réplique de Jean-Luc Mélenchon : « il fallait voter contre ». « Je lui ai dit qu’elle s’était abstenue, elle en convient, tout me va », a-t-il ironisé, invité à reprendre la parole. Mais, il a maintenu que cette directive allait « détruire notre droit social, je suis élu, plus de travailleurs détachés ! ».

Macron contre Dupont-Aignan

A son tour, le candidat d’En Marche ! a rappelé qu'« on oublie de dire à chaque fois qu’il y a près de 300.000 Français qui sont travailleurs détachés. Donc vous irez leur expliquer les uns et les autres que dès demain c’est fini pour eux ». Devant Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon hochant la tête, il a ajouté que « le problème c’est le travail détaché illégal ». « Non », a réagi la candidate du Front national. « Jamais de la vie, non, Emmanuel Macron, c’est trop facile », a poursuivi celui de La France insoumise.

L’ancien ministre de l’Economie a tenté d’argumenter, s’attirant cette fois les foudres de Nicolas Dupont-Aignan. « Ça ne marche pas », a-t-il estimé tandis qu’Emmanuel Macron défendait sa loi permettant de « contrôler cela en mettant des cartes d’identité dans le BTP ».

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