Affaire Fillon: Son ex-suppléant Marc Joulaud «convoqué en vue d'une mise en examen»

JUSTICE Marc Joulaud a employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire en 2002...

20 Minutes avec AFP

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François Fillon et Marc Joulaud à La Suze-sur-Sarthe, le 4 juin 2012.

François Fillon et Marc Joulaud à La Suze-sur-Sarthe, le 4 juin 2012. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Le maire LR de Sablé-sur-Sarthe et député européen, Marc Joulaud, ancien employeur de Penelope Fillon et lui-même ex-assistant parlementaire et ancien suppléant de François Fillon, a été convoqué par les juges d’instruction en vue d’une mise en examen, a-t-il fait savoir ce lundi.

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« Je serai entendu dans les prochains jours. J’ai reçu une convocation en vue d’une mise en examen », a déclaré Marc Joulaud, selon des propos transmis par son attachée parlementaire, Vanessa Charbonneau. L’eurodéputé n’a pas souhaité donner la date de sa convocation. « Je répondrai à toutes les questions des juges », a-t-il assuré.

Un emploi fictif ?

Marc Joulaud, 49 ans, avait remplacé en juillet 2002 François Fillon, alors nommé au gouvernement, à son siège de député. Il avait employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire.

Le 25 janvier, Le Canard Enchaîné a révélé que Penelope Fillon avait été l’assistante parlementaire de son époux à l’Assemblée nationale, et posé la question d’un possible emploi fictif. Entre 1986 et 2013, auprès de François Fillon ou de son suppléant Marc Joulaud (2002-2007), Penelope Fillon a perçu 680.380 euros net, soit environ 3.600 euros mensuels net.

« La réalité de son travail est indéniable »

L’enquête menée par les juges d’instruction cherche à déterminer si l’épouse de François Fillon a effectivement exercé une activité pendant les années où elle a été rémunérée en tant qu’assistante parlementaire de son mari, puis de Marc Joulaud quand François Fillon était au gouvernement ou à Matignon.

Le candidat LR à la présidentielle, mis en examen mardi notamment pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de biens sociaux pour les possibles emplois fictifs de sa femme et de deux de leurs enfants comme assistants parlementaires, a de nouveau défendu sa femme : « J’ai employé mon épouse et la réalité de son travail est indéniable », a-t-il assuré aux juges.