Joseph Van Coillie, professeur d'Allemand dans un établissement privé à Lyon.
Joseph Van Coillie, professeur d'Allemand dans un établissement privé à Lyon. - C. Girardon / 20 Minutes

Riches, pauvres, chômeurs, jeunes, retraités, zadistes… A l’approche de l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai, 20 Minutes est allé à la rencontre des Français de tous les âges et dans tout le pays, afin de prendre le pouls de la nation.

A chaque personne interrogée, trois questions ont été posées, toujours les mêmes. Aujourd’hui, c’est au tour de Joseph Van Coillie, 37 ans, professeur d’allemand dans un établissement privé de Lyon (Rhône), d’y répondre.

Quelle première mesure doit être prise par le nouveau président de la République ?

Il faut revoir les dotations horaires globales, c’est-à-dire le nombre d’heures d’enseignement attribué à chaque établissement scolaire. L’an dernier, on s’est aperçu que le nombre d’heures consacrées à l’enseignement des fondamentaux tels le français, les maths ou l’histoire-géo, avait diminué. Or, aujourd’hui, il faut disposer d’un nombre d’heures suffisant pour que les enseignants puissent travailler correctement. D’autant qu’il est actuellement nécessaire de se recentrer sur les fondamentaux.

Par ailleurs, le salaire des enseignants devrait être réévalué. Notre travail n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Les gens ont coutume de dire que les profs sont toujours en vacances, sans mesurer réellement notre polyvalence, notre investissement auprès des élèves et tout le travail effectué à la maison.

Pourquoi êtes-vous intéressé par cette élection ?

Je me suis intéressé à la politique en 2007. Avant, je ne me sentais pas concerné. Depuis, je regarde les émissions politiques à la télévision, je suis les débats. Les élections municipales ou législatives m’intéressent tout autant mais cette échéance présidentielle a un écho particulier car elle engage tellement de choses au niveau de « la santé du pays ». C’est un point important, un rendez-vous crucial.

Je n’ai pas fait Science Po ni l’Ena mais il est facile de constater que la France ne va pas bien depuis presque 40 ans. Tout le monde s’accorde sur ce point mais aucune solution, qu’elle émane de la gauche ou de la droite, n’a été trouvée. Cette élection présidentielle, je l’espère, permettra de faire évoluer les choses positivement. J’attends de voir émerger une personnalité politique forte, pragmatique, concrète, qui sache mettre le doigt sur les problématiques actuelles et surtout apporter des solutions.

Avez-vous finalisé votre vote ?

Non pas encore même si je connais ma sensibilité politique. Aujourd’hui je me demande si, pour faire avancer le pays ou la société, il faut absolument rentrer dans une case politique. A-t-on besoin d’être étiqueté et d’être rattaché obligatoirement à un parti politique ? Sur la question du manque de logement par exemple, je peux me sentir proche de la gauche alors que j’écouterais plus la droite sur les questions économiques.

J’ai de moins en moins tendance à voter pour un parti mais plus pour des idées. En ce moment, la candidature d’Emmanuel Macron, m’interpelle dans le sens où je me demande s’il incarne cette nouvelle alternative à la droite et à la gauche. Peut-il apporter cette fraîcheur ? Je n’ai pas encore de réponses. Pour le savoir, il faudrait connaître davantage ses idées. Ce qui permettrait ensuite de creuser au-delà de ce qu’il dit.

 

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