Farid Hamadi, éducateur et président de l'association Génération Paul-Valéry.
Farid Hamadi, éducateur et président de l'association Génération Paul-Valéry. - N. Bonzom / Maxele Presse

Riches, pauvres, chômeurs, jeunes, retraités, zadistes… A l’approche de l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai, 20 Minutes est allé à la rencontre des Français de tous les âges et dans tout le pays, afin de prendre le pouls de la nation.

A chaque personne interrogée, trois questions ont été posées, toujours les mêmes. Aujourd’hui, c’est au tour de Farid Hamadi, 51 ans, éducateur dans les quartiers défavorisés de Montpellier, d’y répondre. Il préside l’association Génération Paul-Valéry, qui propose notamment des initiations à la natation à ceux qui n’en ont pas forcément les moyens.

Quelle première mesure doit être prise par le nouveau chef de l’Etat ?

La première chose que le président doit faire, c’est d'apporter de la mixité sociale dans les quartiers populaires, s’ils ne veulent pas se retrouver avec des « ghettos ». Ensuite, il faut considérer ces gens comme des vrais Français, des républicains. Enfin, il ne faut plus parler de « banlieue », de « cité » ou de « ghetto »… C’est révoltant.

Pourquoi êtes-vous intéressé par cette élection ?

Oui, elle m’intéresse… Mais elle intéresse aussi tous les habitants des quartiers. Mais on ne les écoute pas. Jamais. Tous, ils ont des soucis à trouver du boulot, comme tous les Français, mais pour eux, c’est encore plus difficile. Et même s’ils ont des diplômes, même des bac +3 ou bac +4. Ils ont des petits contrats, des CDD de trois mois, des intérims, pour vivre… Même pas de quoi quitter le domicile de leurs parents. Pourtant, ce sont des citoyens, des Français comme tout le monde. Ils ont eux aussi leur mot à dire… Bien sûr, qu’il sert à quelque chose ce bulletin de vote. Les jeunes, ils veulent bien aller voter… Mais après l’élection, qu’on ne leur raconte pas des bêtises. Les gens « de banlieue » comme on dit, ils aiment la France. Il faut les connaître avant de les juger.

Avez-vous déjà finalisé votre vote ?

J’hésite encore… Mon choix n’est pas encore fait, non.

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