Présidentielle: Royal entretient le suspense sur le candidat qu'elle soutiendra

PRESIDENTIELLE La ministre de l’Environnement dit attendre « les projets des uns des autres » et ne se prononcera pas avant le début de la campagne officielle...

20 Minutes avec AFP

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Segolène Royal, le 24 février 2017 à Paris. / AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Segolène Royal, le 24 février 2017 à Paris. / AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN — AFP

Elle affirme n’avoir « pas du tout d’ambition ministérielle » et ne se prononce pour l’instant pour aucun candidat. Ségolène Royal a assuré lundi qu’elle attendrait le début de la campagne officielle de l’élection présidentielle pour annoncer qui elle soutiendrait.

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« J’interviendrai sans doute dans la campagne, au moment de l’ouverture de la campagne officielle, en tout cas pas avant le 23 mars », a-t-elle expliqué sur LCI. D’ici là, « je n’interfère pas aujourd’hui dans la mise en place du terrain de l’élection présidentielle », a précisé la ministre de l’Environnement, invitée à commenter le ralliement du candidat EELV Yannick Jadot à Benoît Hamon.

Interrogée ensuite sur un éventuel soutien à Emmanuel Macron, Ségolène Royal a réaffirmé : « Je ne répondrai pas à cette question avant la campagne officielle », disant attendre « les projets des uns des autres ». Le coup d’envoi de la campagne officielle de l’élection présidentielle sera donné le 10 avril. Une autre étape majeure de la campagne électorale aura lieu le 20 ou 21 mars avec la publication par le Conseil constitutionnel de la liste officielle des candidats pour le scrutin des 23 avril et 7 mai.

« Il faut passer la main à la génération suivante »

La ministre, qui a annoncé dimanche qu’elle ne serait pas candidate aux élections législatives, a également déclaré lundi qu’elle n’avait « pas du tout d’ambition ministérielle », en cas d’élection de Benoît Hamon ou d’Emmanuel Macron. « Il faut passer la main à la génération suivante », a-t-elle estimé, tout en disant vouloir « continuer à être utile », en particulier sur les questions climatiques et environnementales.

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« D’une façon ou d’une autre, que ce soit à l’ONU ou que ce soit ailleurs, je continuerai à m’impliquer sur ces sujets et à assurer, à assumer, le "leadership" de la France sur ces sujets », a-t-elle encore déclaré, à propos d’une possible candidature à la direction du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). La ministre avait laissé entendre fin décembre qu’elle pourrait briguer ce poste, l’un des plus influents dans le système de l’ONU.