Assemblée nationale: La campagne discrète et intense des candidats au perchoir

8 contributions
Publié le 21 juin 2012.

POLITIQUE - Les quatre candidats à la présidence de l'Assemblée nationale étaient en campagne cette semaine, en vue du vote de jeudi...

C’est le genre de campagne que le grand public ne voit pas. A coups de mails, de textos, d’embrassades et de poignées de main, les candidats à la présidence de l’Assemblée tentent depuis le début de la semaine de convaincre leurs collègues de voter pour eux. «Impressionnant, Guigou ne m’a jamais dit bonjour. Tout à l’heure quand je suis arrivé à l’assemblée, elle m’a embrassé comme du bon pain», raille un député socialiste nouvellement élu.

Mails et profession de foi

Pour les quatre candidats - Elisabeth Guigou, Claude Bartolone, Jean Glavany et Daniel Vaillant -, la campagne est intense et courte. Le groupe PS votera jeudi en fin d’après-midi pour désigner le candidat socialiste au perchoir. Du coup, la bande des quatre s’est activée, chacun de son côté. Bartolone a par exemple envoyé son numéro de téléphone à tous les députés dès lundi matin. «Je leur ai dit que j’étais disponible pour parler avec eux, échanger sur ma vision de la fonction», confie à 20 Minutes le député de Seine-Saint-Denis. Les autres candidats ont fait de même. La plupart ont également envoyé des mails, sorte de profession de foi de leur action. Guigou a insisté sur la parité comme elle l’a développé à l’antenne de France Info, mercredi, d’autres sur les notions de «rassemblement», de «critique constructive». «Je n’ai même pas encore eu le tems de tout lire», sourit un jeune député.

L’importance de bien connaître les députés

Les candidats ont surtout passé beaucoup de temps dans les couloirs du Palais Bourbon à réseauter et à discuter, de réunions en réunions. «C’est un peu comme un conclave papal. Il faut trouver le point d’équilibre entre montrer son envie et la crainte de trop en faire», analyse Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère. D’où l’importance de bien connaître les députés et leur façon de penser, d’accueillir les petits nouveaux qui font leur rentrée cette semaine. «La psychologie d’un député c’est particulier et très différent. A un jeune député, on dira: "Naturellement, tu seras associé", à un député réélu, on dira "Naturellement, tu seras  reconnu" et  à un député qui revient, on dira "Naturellement tu n’as pas été oublié"», détaille Urvoas. Finalement, une campagne presque comme une autre.

Matthieu Goar et Maud Pierron
Newsletter
La 13H

Votre point info
de la mi-journée

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr